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 ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)

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Abhad Silenthal

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MessageSujet: ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)   Jeu 16 Sep - 20:07


Allongé au sol, sur le ventre, le jeune homme demeurait inerte, la tête cachée par ses longs cheveux bruns et le corps enveloppé de son long manteau noir... Une ombre sommeillait sur le plancher, seule, semblant dénuée de vie.

Abhad se mit à rêver.

Il plongeait à une vitesse folle dans un océan abyssal, dénué de lumière. Le seul éclat provenait de son corps et de l'écume mystique qui se formait autour de lui pendant qu'il continuait de plonger, la tête vers les bas, les yeux fermés, comme si son sommeil continuait, même dans son rêve.

Soudain, il ouvrit les yeux, béatifiant l'abysse d'une source de lumière supplémentaire... Ses beaux yeux bleu clair contrastaient avec l'ombre infinie qui l'entourait. De manière naturelle, Abhad se retourna pour se mettre dans le bon sens, alors que sa chute ralentissait soudainement. Il sentit soudain qu'il touchait le fond, sous ses pieds. Une douce réception, comme si un ange s'était posé délicatement sur terre.
Il contempla alors l'abysse infinie où il se trouvait, hochant la tête dans diverses sens, l'air perdu. Les ténèbres... Un endroit qu'il connaissait bien, désormais... Peut-être allait-il finalement y rester pour l'éternité... Peut-être était-ce là son destin...

Non. Il ne pouvait se résigner à abandonner encore une fois. Cette fois-ci, il chasserait les ténèbres de son coeur et il accomplirait ce qui doit être fait pour cela.

Alors qu'il pensait de la sorte, un cercle de lumière naquit à ses pieds et s'étendait à une grande vitesse. Des colombes sortaient du cercle de lumière et s'envolaient vers le vide, toutes en face d'Abhad. Elles semblaient rejoindre un même point fixe...

Le jeune homme baissa de nouveau la tête. Le cercle de lumière était devenu un grand pillier sur lequel il s'était posé il y a quelques minutes. Sous ses pieds, une grande fresque, similaire aux mozaïques d'église, représentant le portrait de ses parents et de sa petite amie, sur la gauche... Et un grand portrait de lui-même tenant une keyblade, à droite. Etrange. Il releva alors la tête. Les colombes avaient dessiné dans leur vol une courbe de lumière qui se changea en escalier de cristal. Enfin, elles terminèrent leur vol en prenant la forme d'une grande porte blanche, laquelle était fixée au centre d'un deuxième pillier. L'escalier joignait les deux paliers.

Ne comprenant pas vraiment, Abhad vint naturellement à la rencontre de cette porte en montant lentement les escaliers. Le bruit de ses bottes se posant sur chaque escalier produisait un grand écho tout autour de lui, comme s'il se trouvait dans une immensse salle. Abhad rejoignit finalement le deuxième palier et s'approcha de la porte blanche. Alors qu'il allait saisir la clanche, une douce voix retentit dans sa tête.


" Au delà de cette porte t'attend un monde nouveau et inconnu. Un chemin semé d'embûches.

Mais n'aie pas peur. Avance à présent. "


Abhad leva la tête vers le ciel inexistant tandis qu'il écoutait cette voix réconfortante. Lorsque cette dernière finit de parler, Abhad recentra son regard devant lui. La porte avait disparu...

Devant lui se tenait à présent l'ombre de sa petite amie, dont les yeux scintillaient d'un jaune impur. Abhad écarquilla les yeux et commença à reculer, saisi d'effroi par cette vision, accablé par le remords. L'ombre, elle, avança vers lui, souriant d'un air mesquin. Abhad continuait de reculer et atteignit bientôt le bout du pillier, derrière lui, se trouvait le vide, il manqua d'y sombrer, perdant l'équilibre, mais se fit rattraper par la main de la silhouette. Puis, l'ombre pris Abhad dans ses bras. Le jeune homme était terrorisé et gémissait fréquemment de peur.

L'ombre le regarda alors droit dans les yeux, et éclata de rire, le visage déformé par le rictus diabolique qui s'y dessinait. Elle entra dans le corps du jeune homme. Celui-ci fut alors pris d'une ardente douleur, comme s'il brûlait de l'intérieur. Hurlant à la mort, Abhad finit par s'accroupir, également accablé par de puissantes visions cauchemardesques ou il se revoyait en train d'assassiner sa petite amie. Finissant sur le dos, au sol, il se tordait de douleur et allait finir par s'évanouir, ne supportant pas une telle douleur.

Alors qu'il ne commençait à ne plus bouger, il leva , non sans spasmes, sa main vers le ciel. C'est alors qu'un éclat de lumière surgit et qu'une douce main prit la sienne. Les ténèbres se dissipèrent peu à peu, le noir devient blanc.


" Abhad... j'ai tout compris... Désormais, je resterais à tes côtés. N'aie pas peur. Je ne t'en veux pas. "

L'élu de la keyblade eut un spasme de réveil.


Tournant légèrement la tête sur le côté, fronçant les sourcils et serrant les dents, comme si le réveil était douloureux, Abhad ouvrit lentement les yeux... Des yeux rouge sang. Il distinguait peu à peu sa main, son manteau, puis le tapis bordeau sur lequel il était couché. Reprenant peu à peu des forces, il prit appui sur ses mains et se releva péniblement. Il se massa la tête quelques instants, ainsi que la joue, qui avait la marque du tapis. Il retrouvait peu à peu l'esprit clair. Il regarda alors autour de lui. Il était dans une grande pièce, une sorte de grande salle à manger. Devant lui, il y avait une vitre. Au delà de cette vitre, une grande salle avec une machine en son centre. Abhad fronça les sourcils.


°° La machine de Xelim... °°

Tournant le dos à la porte qui donnait à la salle de la machine, Abhad fit quelques pas, ses bottes faisant craqueler le plancher sous ses pieds. Il franchit une autre porte et arriva sur le hall de ce qui devait être un grand manoir. Un grand escalier se trouvait au fond de ce hall, et de nombreuses portes s'étendaient au regard du jeune homme. Des armures montées étaient en rang, le long du tapis rouge qui donnait sur l'entrée : un grand portail. Abhad se trouvait dans un vaste manoir.

Il releva la tête vers le lustre qui surplombait le hall, fixant les lumières des bougies. Peu à peu, ses souvenirs revinrent. Il mit sa main en face de son regard, entre lui et le lustre. Il avait grandi... Combien de temps était-il resté sous le joug de l'assassin de ses parents ?
En réfléchissant, Abhad eut alors un déclic. Il recentra sa tête en face de lui et étendit sa main droite vers la même direction, et sembla se concentrer un instant. Le manche d'une arme se dessina alors dans le creux de sa main, et bientôt, l'arme entière apparut, dans un torrent d'éclairs rouges et noirs.



L'élu de la keyblade admirait son arme avec étonnement. Elle avait changé de forme. Ce n'était en tout cas pas la forme qu'il connaissait lorsqu'elle apparut dans sa main pour la première fois.


" Alors... tu veux toujours de moi...? "

L'élu de la Keyblade ferma les yeux et fit redescendre lentement son bras le long de son corps. Sa Keyblade disparut pendant le mouvement, de la même manière qu'elle fut apparue.

" ... Merci. Tu es désormais le symbole de tous mes espoirs... Désormais je t'appellerais... " Rédemption Pourpre ". "

Abhad fixa alors la porte d'entrée.. Qui allait devenir la porte de sortie, la porte qui le mènerait sur son tout nouveau chemin. Il se dirigea vers elle, l'ouvrit lentement. La grande porte se mit à grincer de manière désagréable tout au long de l'ouverture. Abhad sortit et referma le portail derrière lui, quittant le manoir, espèrait-il, à tout jamais.

L'élu fit quelques pas en sortant du manoir et observa les alentours. Le manoir était construit sur une grande colline qui surplombait une grande ville, semblant s'étendre à l'infini à ses yeux. Le crépuscule baignait le paysage qui s'offrit au regard du jeune homme, tandis qu'un vent froid parcourait son manteau et ses cheveux, étirant ses derniers dans les airs. Les déchirures du bas de son manteau virevoltaient dans tous les sens. Dans le ciel, de sombres nuages montraient le bout de leur nez au loin. La nuit qui plongerait bientôt la cité dans la pénombre serait particulièrement sombre ce soir...



A coté de la cité aux immensses grattes-ciel noirs, se dressait une grande montagne ardement escarpée. Un tel paysage était inconnu des souvenirs du jeune homme... Mais la description qu'il s'en fit l'était moins. Il chercha dans sa mémoire des instants ou il contemplait la carte du monde dans des manuels. Fier d'une grande mémoire, Abhad écarquilla les yeux en réalisant soudainnement ou il se trouvait.


°° Cette cité... et cette montagne... serait-ce... Nadomar ? Mais alors... Je suis dans le territoire de Takashi...? °°

Un territoire décrit comme dangereux, même dans certains manuels du territoire d'Eras, depuis le début de la guerre opposant le territoire de Takashi à celui de Némésis. Après réfléxion, Abhad comprit pourquoi il était ici : il avait suivi Xelim depuis toutes ces années... Les ténèbres de son coeur agissaient à sa place. Se retrouver dans un tel endroit lorsque les ténèbres nous habitent semble moins étonnant, en y songeant...

A présent, que faire ? Rejoindre la ville ? Retourner au territoire du Sud ? Pourquoi faire ? Plus personne ne l'attend là-bas. Ou commencer son voyage vers sa rédemption, et comment ? Ou alors... Rester ici, s'enfermer pour espèrer ne plus être un danger pour qui que ce soit ? Comment s'y prendre pour se faire pardonner ses pêchés...?

Alors que l'esprit d'Abhad se troublait, il restait là, immobile, à contempler le paysage sombrant de plus en plus dans les ténèbres de la nuit... Il observait les derniers éclats du soleil couchant avec admiration. La Lumière... Cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait vu...

Ses yeux rouges supportèrent difficilement ses retrouvailles... Et se mirent à verser des larmes, sans qu'il ne s'en rende compte.


Dernière édition par Abhad Silenthal le Mer 20 Oct - 11:46, édité 8 fois
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Leif Oswald

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MessageSujet: Re: ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)   Sam 18 Sep - 23:37

Tête droite. Air tout à fait paisible, main sur l'épée. Pupilles braquées vers un avenir proche. Armure légère sur le dos. Sombre. C'est habillé majoritairement de noir que je m'avance dans les prairies, pourfendant les herbes gênantes. Le voyage ne fait que commencer et pourtant la charge est déjà lourde. Les journées commencent parfois très difficilement, mais alors imaginez-vous avec une ombre qui vous colle systématiquement alors que vous tentez de joyeusement vous repérer « A quoi est-ce que tu t'attendais? » « Et si tu arrêtais de parler? » « Mais tu ne parles jamais! » pauvre de lui « Parler seul doit être l'une de tes plus grandes qualités dans ce cas. » exagération dans la voix, il ne faut pas s'en cacher: ce truc adore jaspiner! « Et comment ferais-tu si.-» halte. S'arrêter. « J'ai besoin de calme pour me concentrer sur la route alors s'il te plait, silence! » esprit boudeur va! « Toujours en train de dire de toute façon. » « Non. » « Ah bon? » « Eh bien oui c'est simple: comment pourrais-je toujours râler si je ne dis rien? » de petits accrochages comme ça, sans queue ni tête. Des accrochages qui ne connaissent pas vraiment de limite, pas d'espace temps. « Tu sais il y a pas mal de collines là-bas. » fureur d'un côté. amusement de l'autre. pourquoi faut-il toujours qu'il cherche à avoir le dernier mot? le mieux à faire est certainement de ne pas répondre, de laisser couler. « C'est encore loin? » il m'agace. faisant mine de rien, je fixe l'avant me contentant de sourire béatement. « Ignorant. » ne surtout rien répondre. « Désespérant ce garçon. » un soupir ne peut s'empêcher de naître au grand jour. « Tu me fais vraiment penser à Kaitlynn toi quand tu t'y mets. » « Que devient-elle? » « Je n'en sais rien, aucune nouvelle donc je suppose qu'elle doit bien se porter là où elle se trouve. » « Tu parles sans émotion: c'est mal. Arrivé là, je suis certain qu'elle te manque beaucoup plus que tu ne le montres, ta Kaitlynn. » amusé de cette remarque, je dodeline de la tête; comptant silencieusement les kilomètres qui nous séparent de la destination tant désirée. Bientôt quatre heures que nous marchons. Sans pause. Sans rien. Enfin dans l'état actuel des choses, nous pouvons plutôt dire qu'aux yeux du monde, mon ombre et moi ne formons qu'un: donc je suis seul. Non non, je n'ai pas l'intention de me plaindre bien au contraire; la solitude me fait le plus grand bien. S'il n'y avait pas ce parasite, je pourrais tranquillement être en train de marcher sans avoir l'impression de parler en tête-à-tête avec moi même. Pauvre fou. Sombre idiot. Se rendre là-bas, esseulé. Se rendre à Nadomar, seul. Voyez un peu le travail. Certains pourront prétendre que je suis fou à lier, que je ne ferai pas de vieux os: mais qu'est-ce que ça peut bien leur faire après tout? Je me contente de tracer la route à ma manière, d'une manière ou d'une autre tant que mes décisions n'ont aucune répercussion sur la suite des opérations tout me va. Mais qu'est-ce qui me pousse à aller là-bas? Qu'est-ce qui me prend? L'autre aurait-il une carte à jouer dans tout ça? Trop de questions, on arrête maintenant. « C'est que tu en as fait du chemin depuis tes dix-sept ans. » sorti de mes rudes pensées, je m'immobilise. « Je ne vois pas bien le rapport. » il tourne autour de moi et je le sens parfaitement « Plus sombre. Plus droit. Encore plus soucieux. C'est donc ça le nouveau Leif? » « Tu ne me connais que depuis quatre ans alors pas de jugements aussi hâtifs. C'est toi qui me rends comme ça en fait. Mais tu n'es pas assez franc et direct pour me le dire. Laissons couler ce n'est rien. » impossible de discerner la moindre émotion sur cette parcelle noire, mais je sais qu'il rit de toutes ses dents, au possible. être une ombre ne doit pas être facile tous les jours. courir de corps en corps afin de trouver celui qui peut l'accepter, ou encore le forcer, le contraindre. quand j'y regarde en deux fois, c'est un peu ce qu'il s'est passé avec lui. Toujours en ayant prétendu qu'il était moi, il ne m'a jamais vraiment révélé sa vraie identité. Cette créature revête un manteau de noirceur, sur lequel je ne parviens pas à mettre la main: marrant non? Et puis le sourire s'efface bien vite.

Changement de décor immédiat. Autant Esperanto respire la joie de vivre... autant ici on aurait plus avoir tendance à légèrement être poussé au suicide. Il n'y a que très peu de végétation, les animaux ne se montrent pas et l'air n'est pas serein. Un désert qui réclame votre mort, c'est comme ça que je le perçois. Les ténèbres règnent en ces lieux et laissent un goût amère aux visiteurs trop curieux. Je me mords discrètement la lèvre inférieure. En l'espace d'une seconde, j'ai l'impression que ses bras m'entourent: que fait-il encore? « Stressé? » où va t-il chercher tout ça. « Non. » les terres du nord. un chevalier de Némésis qui se rend sur les terres du nord... c'est à n'y plus rien comprendre. « Combien de temps encore? » réflexion et marche légère « Nous serons arrivés avant le couché du soleil. » « Cette confiance qui est la tienne.. tu es si sûr de toi. » « Tais toi donc. » il y a du courant dans l'air. Ne faisant plus attention à ce qu'il me dit, je laisse alors mes yeux se promener tout au long du trajet. Esperanto n'a rien à envié à cette cité. Esperanto est beaucoup plus festif et... oui mais je ne suis pas sur les mêmes terres, faut-il seulement que je me rentre bien ça dans la tête. laissant toujours l'ombre parler, j'avance dorénavant à tâtons sur la terre. ce n'est surtout pas le moment de se planter. un décor pittoresque, une entrée cauchemardesque. bon dieu mais que fais-je ici? « Le frère de Némésis qui dirige ces terres je crois. Ta.. hm comment il s'appelle déjà? » « Takashi. » « Oui voilà! Elle t'en parle de temps à autre? » troublé, je baisse la tête. « Parler? Je ne connais même pas franchement le son de sa voix. » « Prends-tu la peine de l'écouter? » « Les ordres ne me viennent pas directement d'elle tu sais.. pas besoin de nous éterniser. » un soupir qui tranche l'air. « C'était juste pour alléger un peu ce silence de mort.. » un rapide coup d'oeil sur le côté. « Un cimetière. Logique. Allez faisons une pause avant de grimper.» « Je ne pensais pas que tu étais sérieux quand tu parlais d'escalader. Malgré ta phobie tu veux faire un test? » qu'il se taise avec ses bons arguments! « Ce n'est pas non plus en restant les bras croisés que je vais avancer dans la vie. » « Comme bon te semblera. » respirant sereinement, je m'assure que l'épée est toujours là et m'installe contre la première pierre venue: le plus dur est à suite. Quelques minutes durant je ferme les yeux et garde les sens en alerte. Un chevalier se doit de toujours être sur ses gardes et je ne compte pas changer ma façon de travailler. Toujours cette étrange prudence qui me fait réfléchir avant d'engendrer une conversation, ou qui me dicte de ne surtout pas ouvrir la bouche. Un blocage? Si je savais. Ouvrir. Fermer. Ouvrir. Fermer. Ouvrir définitivement, alarmé par un bruit. Sursaut. « Tu as entendu? » « Les animaux certainement. » « Mettons ça sur le dos de ces joyeux lapins et des hérissons tant que nous y sommes. Il faudrait être un animal suicidaire pour oser nicher en ces terres. » main sur l'épée, je tranche le buisson et n'y trouve rien. méfiance, mais se sera forcément pour une autre fois. reprenons la marche, histoire de trouver un abris pour le soir. Marcher une heure supplémentaire et se dire qu'à la clef il y aura un toit. A condition... « Il y a quelqu'un. Regarde juste à l'ouest. » lui faisant un tant soit peu confiance, je pivote. un être humain. c'est l'air neutre que je m'arrête, analysant les environs. pas de piège, ou du moins pas d'élément qui permet m'affirmer qu'il y a possibilité que je me fasse prendre. de toute façon, si vraiment ça doit arriver: je serai livré à moi-même comme toujours. « Tu comptes t'approcher de lui ou rester planter là comme un piquet? » posant la main sur le pommeau de mon épée, je me mets lentement en marche vers l'inconnu. mais cependant une question me turlupine: est-ce vraiment un être bénéfique? en ces lieux, je ne peux que me poser la question. STOP il se passe quelque chose d'étrange.

Ayant dés à présent une vue en biais de l'homme, il me semble bien distinguer de fins filets de liquide couler sur ses joues. Il pleure? Méfiance comme seule amie, je refais un pas. Le vent frais se lève et donne du mouvement à ma chevelure, m'empêchant une honnête visibilité de la scène. Dans une première pulsion: l'envie de sortir mon épée est forte, mais je ne dois pas sans en savoir plus sur cet inconnu. Jouons l'hypocrite s'il le faut, mais ne rentrons pas encore dans le lard. Les derniers rayons du soleil. La lumière la plus traitre. Que faire. Parler ou ne pas parler: telle est la question. Il me semble distinguer les pans de sa veste qui volent. Un mystérieux. Utilisons la manière douce. Pas envie de le surprendre, et encore moins envie de me faire un ennemi dés mon arrivée: jouons la cool. C'est à quelques bons deux mètres que je m'immobilise totalement, le fixant du mieux possible de mes yeux rubis. « Un magnifique couché de soleil. » j'attends de voir sa réaction. j'attends de voir de quelle manière il va réagir, espérant ne pas l'avoir sortit de pensées trop profondes. il ne serait pas digne de la part d'un chevalier de provoquer une personne dont il ignore tout. je veux le connaître. Finalement, trouvant cette situation un peu lourde, je lui tourne le dos et observe cette demeure là, juste devant mes yeux. in-croya-ble. une bonne occasion de détendre l'atmosphère. « Vous habitez ici? » bien entendu que non, vu l'état de la maison. en outre, mieux vaut pour moi poser des questions sans grande importance pour le moment, histoire de devenir plus précis par la suite. un fin chuchotement « Sois plus convaincant mince! Présente toi par exemple! » une réponse dans la même lignée « La ferme et laisse moi faire. » hm hm. s'éclaircir la voix et reprendre, gagnant un pas vers l'avant, un pas vers la victoire. « Navré de vous avoir interrompu, ce n'était pas du tout mon intention. » instaurer un dialogue: c'est bien la première fois que je fais une chose pareille. allez savoir pourquoi, presque inconsciemment, je me suis mis en tête de discuter un peu. peut-être le mal du pays. voyant qu'aucune réponse ne me vient, j'ajuste rapidement le col de ma chemise et retente un pas vers lui.

Il n'y a rien de pire que l'hésitation car au final, personne ne peut savoir d'avance ce que réserve cette rencontre. Pas de geste brusque. Pas tout de suite. « Reste tout de même sur tes gardes, il n'est peut-être pas aussi blanc qu'il veut le laisser paraître. Les êtres obscures sont sournois. » et c'est lui qui ose me donner un tel conseil? le monde à l'envers. la luminosité se fait bien plus faible et ces nuages noirs qui approchent annoncent-ils une tempête ou un combat futur? entre rivalité et décadence plus rien ne va. Et puis une chose me coupe le souffle: avec mes habits, il comprendra logiquement tout de suite que je suis chevalier. Bien d'un sens, mais pas terrible dans l'autre. S'il s'agit là d'un ennemi de Némésis, il n'aura aucune peine à me démasquer. Laissons venir les choses et anticipons par la suite. Heureusement, la noirceur des lieux me dissimule légèrement.
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Abhad Silenthal

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MessageSujet: Re: ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)   Dim 19 Sep - 15:36

Le temps suit son court, que l'on y soit préparé ou non, et certaines choses changent à mesure qu'il défile, d'autres non. Ainsi, le soleil se couche et les ténèbres lui succèdent toujours, avant d'être embrasées par un flot de lumière apporté par l'aube d'un soleil renaissant. C'est ainsi depuis la nuit des temps. Lumière et Ténèbres se partagent l'existence d'un monde dans un équilibre parfait.

Peut-il en être de même avec la guerre ? Un conflit apporte toujours les ténèbres. Peut-on bercer l'espoir qu'un jour, la lumière réconforte le coeur des peuples... et éclaire leurs dirigeants, origines de cette guerre, sur leur propre folie...?

C'est un exemple de ce qui, en revanche, peut changer : la nature de nos coeurs. Nous sommes partagés entre Ombre et Lumière de manière constante. Ce qui fait pencher la balance, ce sont les expériences vécues, nos actions, nos dires. Plus un être souffre, plus il sombre dans les ténèbres. Takashi... souffre-t-il depuis toutes ces années...? Et pourquoi ? Ces trois frères ont toujours été là pour lui depuis qu'ils sont ensemble...

Il est difficile d'équilibrer notre propre balance. Laisser libre court à ses instincts, à ses envies, ses pulsions, ses souffrances... C'est sombrer dans les ténèbres. Un malheur perpétuel annoncé. Mais rester toujours neutre, agir pour le bien sans se poser de questions... C'est agir sans conscience.

Sombrer dans les ténèbres ou trop s'élever vers la Lumière... le bonheur ne peut s'obtenir qu'en trouvant sa juste place, entre les deux. Et le mieux est d'avoir une certaine expérience des deux côtés. Seuls ceux qui ont vécu les vices de la souffrances et les vertus du bonheur... sont capables de changer le monde en bien, ou en mal... selon leurs intentions, leurs convictions personnelles.

Abhad était un élu de la Keyblade, un être de lumière... qui a plongé dans les ténèbres et qui vient d'en émerger. Sa position est désormais... Le crépuscule. Il est désormais capable de prendre en main son destin... C'est là l'unique chance d'obtenir sa rédemption.

Occupé à réfléchir sur la nature de son avenir, Abhad n'avait jusque là pas remarqué que ses yeux ne supportaient pas la Lumière du crépuscule, qu'il fixait pourtant sans cesse. Il fut troublé dans sa réflexion par les larmes engloutissant ses yeux de plus en plus, par la douleur se faisant désormais vive dans ses yeux, et par les larmes coulant sur son visage. Alors qu'il passait sa main gauche sur son visage et ses doigts sur ses yeux, une voix semblait l'interpeller.


« Un magnifique couché de soleil. »

Abhad releva légèrement la tête et regarda du côté ou s'était élevé la voix, l'oeil gauche fixant le nouvel arrivant entre son index et son majeur. Il le dévisagea longuement. Sa tenue vestimentaire, son épée ainsi que la phrase qu'il venait de prononcer laissait penser qu'il était plutôt noble d'esprit. Mais sa main sur le pommeau de son épée, ce regard de rubis apparaissant entre quelques mèches de cheveux virevoltant au gré du vent, méfiant qui plus est, rendait difficile l'analyse de ses intentions. Abhad comprit quelque peu cette méfiance, et en vérité, elle était réciproque : il n'oubliait pas ou il était. Le pays ennemi à sa propre nation. Cet homme était-il un habitant de la sombre cité qui s'étendait à perte de vue, en bas de la colline...?

Ne pas brusquer les choses. Abhad fit un premier geste en signe de respect et de politesse : il retira sa main d'en face de son visage, après avoir essuyé ce dernier, de toute manière, si l'étranger avait prononcé cette phrase, c'est qu'il avait certainnement vu les larmes et qu'il avait engagé la conversation en fonction, croyant qu'Abhad versait des larmes de tristesse. Inutile de cacher ces dernières, à présent. Après s'être essuyé le visage et les yeux, Abhad replaça sa main le long de son corps avant de rentrer ses deux mains dans les poches de son long manteau noir. Il offrit son visage, ainsi que ses yeux, à la personne qui venait de l'interpeller. Le vent parcourait aussi ses cheveux et son manteau, désormais. Abhad se mit de profil pour que la personne puisse mieux distinguer ses traits, cachés parfois par ses cheveux dansants dans les airs.

Cependant, toujours méfiant, il resta silencieux pendant quelques minutes, et surtout sur ses gardes, sans en montrer le moindre signe, jetant parfois un coup d'oeil sur cette main qui était restée sur le pommeau de son épée. Il laissa tranquillement le jeune homme continuer d'engager la conversation.


« Vous habitez ici? »

Abhad baissa un peu sa garde pour jeter un oeil au manoir qui se dressait non loin derrière lui. Il fixait le bâtiment d'un oeil noir, méprisant ce dernier pour ce qu'il représentait à ses yeux : le symbole de sa chute dans les ténèbres. Il chassa alors ses mauvaises pensées de son esprit et focalisa de nouveau son attention sur l'inconnu. Celui-ci murmurait quelque chose d'inaudible pendant qu'Abhad observait le manoir. Une incantation de sort offensif ou défensif...? Abhad espèrait que non, il n'était pas assez prêt pour contrer une quelconque attaque... Et ne savait trop ce qu'était devenu son talent au combat depuis toutes ses années passées dans les ténèbres. Mais il fut soulagé : pendant qu'il murmurait quelque chose, l'inconnu ne regardait pas l'élu de la keyblade. Un sort offensif nécessite de viser son adversaire du regard. Peut-être un sort défensif, une sorte de barrière invisible pour se protéger, alors. Abhad partit sur cette opinion et ne décida de ne pas réagir, pouvant comprendre la méfiance de l'inconnu. Ce dernier cessa de murmurer, fit un pas en direction d'Abhad et prit la peine d'ajouter une dernière phrase...

« Navré de vous avoir interrompu, ce n'était pas du tout mon intention. »

... Avant de refaire un autre pas en sa direction, réajustant le col de sa chemise. Quelle assurance ! son sort défensif devait être particulièrement efficace pour qu'il prenne peu à peu autant de confiance. Abhad continuait de fixer l'inconnu. Lui aussi disposait d'un sort de défense, mais il estimait que la distance de sécurité minimale n'était pas encore franchie. Il décida de rester sur ses gardes cependant, tant qu'il ne découvrirait pas l'identité de son interlocuteur... et surtout de ses origines, ainsi que de ces intentions.

Néanmoins, afin d'espèrer que tout se passe bien, la politesse était de mise. Abhad laissait faire l'inconnu et reporta son regard sur le soleil couchant, dont on distinguait les toutes derniers lueurs. Le ciel se faisait de plus en plus sombre.


" Ce soleil... il est un véritable symbole dans ce pays déchiré. "

Autre point important d'une conversation : la découverte de la voix de son interlocuteur. Celle d'Abhad était légèrement grave mais suave et délicate. La voix d'un jeune homme mature, sage, réfléchi, qui avait déja acquis une certaine expérience de la vie. Cela se lisait dans ses yeux... et se lisait désormais dans sa voix. Le calme imposé par sa voix aurait pu faire taire n'importe quelle méfiance dans le coeur de celui qui l'écoute. La maturité de ses propos laissait entrevoir la sagesse de son esprit.

Abhad pointa du doigt les derniers rayons du soleil.


" Les derniers rayons de Lumière... comme l'espoir mourrant qui pèse sur cette cité. Mais demain est un autre jour. L'espoir renaîtra dans le coeur d'un des habitants de cette ville... Et sa lumière percera le mur de ténèbres du coeur des autres. La ville s'embrasera d'une vive chaleur d'espoir. Ce jour-là... Notre monde connaîtra le véritable espoir de la paix qui se dessine à l'horizon, comme l'éclat du soleil de l'aube. "

Abhad replaça sa main le long de son corps et marqua une pause, laissant le temps à l'inconnu de digérer tout ce qu'il venait de dire. Il jeta un oeil en sa direction pour analyser sa réaction. Abhad avait choisi ses mots avec parcimonie. En effet, il avait parlé d'espoir. Si l'inconnu était un allié de Takashi, le seul terme d'espoir l'aurait fait dégainer son épée. S'il venait d'un autre royaume, les paroles d'Abhad lui auraient réchauffé le coeur, et cela se serait surement vu sur son visage.

Se remémorant une précédente phrase prononcée par l'inconnu, Abhad dissipa son attention du visage du jeune homme, se retourna et contempla de nouveau le manoir, à son grand regret. Le manoir était le symbole de son sombre passé. Affronter ce dernier du regard lui était quasiment insupportable : ressasser le passé est inutile. Mais par politesse, il répondit de nouveau à l'inconnu.


" A mon grand regret... Ce manoir fut ma demeure durant... "

Il marqua une pause, observant sa main gauche pendant quelques instants, essayant de deviner le temps qui s'était écoulé depuis qu'il avait sombré dans l'abysse et que ce manoir était devenu sa prison, en constatant de nouveau à quel point son corps avait changé... Il avait grandi. Il reprit alors :

"... Plusieurs années. Mais désormais... C'est terminé. Ce manoir doit rester à sa place... Parmi les souvenirs. C'est un endroit dangereux. N'y entrez sous aucun prétexte, pas même celui d'y voir un toit le temps d'une nuit. Ce manoir... est un tombeau des âmes. "

Abhad serrait le poing durant son explication. Il affichait, sans vraiment le vouloir, la détermination qui s'emparait de son âme. Il comprenait peu à peu ce qu'il devait faire, à présent. Contempler le manoir lui fit comprendre, finalement.

De profil face à l'inconnu, il tourna alors légèrement la tête vers lui et le dévisagea de nouveau, leurs regards de rubis se croisant encore. Demeurant immobile alors que l'inconnu s'approchait de lui, il se mit à froncer les sourcils, avant de placer sa main face à l'inconnu, les doigts tendus. Une façon de demander à cette personne d'attendre. Une mise en garde polie, pour ainsi dire. Les lèvres d'Abhad bougèrent de nouveau.


" Il y a des choses que nous devons élucider avant que vous ne fassiez un pas de plus. J'ai pour origine le royaume d'Eras. Une faction neutre, certes, mais je ne sais à quoi m'attendre face à des habitants de l'empire de Takashi. Alors... si vous êtes d'ici, il se peut que nous soyons ennemis. Dans les autres cas... Nous ne le sommes pas. Mais quelque soit votre réponse... Sachez que je ne désire pas me battre. Pas parce que je sous-estime votre capacité au combat. Simplement... parce que je considère le combat comme dernière solution, et je ne pense pas que nous soyons arrivés à une telle extrêmité. "

L'élu de la keyblade demeurait sur la même position du corps que celle qu'il adoptait à présent, attendant la réponse de l'étranger avant de descendre sa main. Le paysage s'assombrit alors que les derniers rayons du soleil étaient lentement englouttis par les ténèbres gloutonnes de la nuit. Les yeux d'Abhad passaient du rouge éclatant au sombre rouge pourpre au fur et à mesure de la progression de la nuit, tandis que le vent soufflait de plus en plus fort.


Dernière édition par Abhad Silenthal le Mer 20 Oct - 11:48, édité 1 fois
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Leif Oswald

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MessageSujet: Re: ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)   Dim 19 Sep - 19:09

Il n'y a pas d'équilibre qui tienne. Il n'existe pas vraiment de bien ou de mal. Juste des personnes suffisamment timbrées pour défendre une cause bien précise, pour apporter de l'aide et se donner un tant soit peu l'illusion d'une terre en paix. Ainsi l'un pourra voir en l'autre une menace et inversement. Au final que gagnons nous à faire la guerre? Rien. Il est d'ailleurs de mon ressort d'éviter toute altercation et de faire en sorte que tout se déroule dans le meilleur des mondes. Rien ne se déroule par hasard, chaque événement, chaque action a sa propre signification. Je ne désire pas philosopher, en ces lieux ce serait une véritable perte de temps mais un soupçon de je-ne-sais-quoi parvient à me donner l'image d'un garçon raisonnable, posé au possible. La méfiance ne se retire pas pour autant, laissant ces quelques doigts se promener sur la garde de l'arme postée au niveau de mon ceinturon. Si je fais tant de pas vers lui, ce n'est pas dans l'espoir de l'anéantir non, juste pour voir comment il réagit, se mouve, me répond. Même si jusqu'à maintenant les résultats ne sont pas aussi florissants que cela, j'ai l'espoir d'obtenir ne serait-ce qu'un petit bout de phrase un jour. Il hésite. C'est indéniable. Il hésite tout comme moi je me méfie, l'un ne va pas sans l'autre. Ses yeux. La surprise me foudroie. Rouges, tout comme les miens. Ce simple mouvement me permet de le distinguer un peu mieux, de me faire une image à peu prés représentative de ce à quoi il doit ressembler en plein jour. Si les paroles ne sont pas au rendez-vous, les gestuelles ne manquent pas. Inutile d'être devant lui pour comprendre que ma garde le dérange, qu'il aimerait ne pas se retrouver dans une situation compromettante. Léger sourire sur les lèvres, j'entrevois alors de placer correctement les bras le long de mon corps laissant l'épée de côté. Livrer bataille ici, là, en ces lieux, serait un véritable suicide. Non seulement parce que les hauteurs ont toujours tendance à me jouer de mauvais tours, mais également parce que nous ne connaissons pas. A choisir, je veux que cette discussion se passe calmement, sans encombre, sans embûche, sans bâton dans les roues mais surtout... sans combat. Imaginable. Envisageable. Acceptable. Faisable. Tant de mots pouvant à eux seuls décrire sereinement la scène. Deux personnes sur le haut d'une colline quasiment en proies à un orage -du moins les nuages présents au dessus de nos têtes me laissent penser à cette alternative. Lui qui observe les derniers rayons de l'astre solaire, et moi qui l'inspecte du regard faisant parfois pivoter mes pupilles vers la demeure. Peut-être ne sommes-nous pas si différents que cela, reste à voir maintenant. La prestance de l'inconnu me perturbe, me donne cet étrange sentiment de sûreté, de trop grande confiance en soi. « Ce soleil... il est un véritable symbole dans ce pays déchiré. » vraiment? et moi qui pense encore dur comme fer que les êtres de ces terres ne supportent pas réellement la lumière. enfin quoiqu'il en soit, ce n'est pas en parlant de soleil que nous allons avancer. se satisfaire en décrochant pour la deuxième fois un simple sourire salvateur. ne rien répondre: je n'ai pas réponse à tout vous savez, même si parfois il vous arrivera certainement d'avoir cette impression. délicate et enivrante sonorité: sa voix.

La sagesse circule et croise en chemin cette si agréable maturité, absente chez tellement de personnes à nos jours. Qui est-il vraiment? Suave. Quel est son but? Une grande noblesse à n'en pas douter, mais tout me semble beaucoup trop facile, beaucoup trop blanc. Ne me décourageant pas pour autant, je m'autorise un quatrième pas, puis un cinquième. Et nous nous arrêterons là pour le moment, juste histoire de faire durer le plaisir et d'en savoir un peu plus. Il pointe le doigt vers l'avant. Il ne me faut pas deux secondes pour braquer mes iris dés à présent amarantes sur l'astre agonisant. Un magnifique mélange de couleurs me direz-vous. « Les derniers rayons de Lumière... comme l'espoir mourrant qui pèse sur cette cité. Mais demain est un autre jour. L'espoir renaîtra dans le coeur d'un des habitants de cette ville... Et sa lumière percera le mur de ténèbres du coeur des autres. La ville s'embrasera d'une vive chaleur d'espoir. Ce jour-là... Notre monde connaîtra le véritable espoir de la paix qui se dessine à l'horizon, comme l'éclat du soleil de l'aube. » espoir. deux fois. trois fois. j'aime à lui entendre dire, même si nous ne nous connaissons ni d'Adam, ni d'Eve. à mes yeux, ce mot à connotation plutôt bienfaisante me donne l'espoir d'être tombé sur quelqu'un de bon. peut-on toujours rêver. « Voilà une bien noble façon de deviser. Il est plaisant de constater que ces terres ne sont pas toutes dépourvues de bon sens. » accompagner cette remarque d'un petit rire amusé, c'est tout ce que je peux faire pour le moment mon grand. mais qu'en est-il de la lune? est-elle pourpre ou bien aussi blanche que la laine des moutons? est-elle sinistre ou bien réconfortante? ne nous ménageons pas, la suite viendra bien assez tôt. les paroles du jeune sage -je vais m'amuser à le surnommer pour le moment- me réchauffent un tant soit peu le coeur. non pas que je sois une personne facile à manipuler, juste qu'il y a certaines preuves d'authenticité qui ne trompent pas, qui laissent filtrer une légère lueur de confiance. « C'est le moment de faire les présentations tu ne penses pas? » encore un chuchotement « Tu me chauffes toi, avec tes présentations. » c'est vaguement qu'il me semble le voir tourner la tête en direction de la demeure. « A mon grand regret... Ce manoir fut ma demeure durant... » à son grand regret? ainsi une chose le contrarie. une pause entre deux: pour reprendre son souffle ou bien il remet bien tout en ordre dans sa tête? perplexe tout de même, je tends le bras vers l'avant, comme incertain de vouloir lui entendre dire la suite. « ... Plusieurs années. Mais désormais... C'est terminé. Ce manoir doit rester à sa place... Parmi les souvenirs. C'est un endroit dangereux. N'y entrez sous aucun prétexte, pas même celui d'y voir un toit le temps d'une nuit. Ce manoir... est un tombeau des âmes. » la damnation. il existe des mystères bien plus intéressants que cette petite découpe d'histoire, pourtant ma conscience me dicte de ne pas aller à l'encontre de ses dits. la soif de l'aventure m'a toujours été fidèle jusqu'à présent, mais ce n'est pas pour autant que l'inconscience doit prendre les pleins pouvoirs. allez mon garçon, dis-moi donc ce qui te tracasse, une solution naitra forcément de cette rencontre. je ne suis pas la providence, mais donner un peu de raison, ramener les gens sur terre, les aider dans leur quête aussi spirituelle soit-elle... c'est un peu mon travail. bien que par moment il faille se battre, je ne regrette en rien mon engagement auprès de la magicienne de l'Est.

« Un tombeau des âmes... » d'ailleurs il ne me semble pas encore avoir pris connaissance de ce qu'il est: paysan, commerçant, brigand, voyageur, mercenaire, assassin, ou peut-être même autre chose, qu'en sais-je? « Je suivrai vos conseils, n'ayez crainte. Entrer dans une demeure ainsi n'est pas dans mes principes. Vos dispositions seront les miennes. » un malaise persiste, futile de croire que la situation se déroule comme je le désire. baissons nos gardes. laissons nous aller. la violence serait vaine. une main qui se tend et me freine par la même occasion. une mise en garde. un avertissement de première classe. « Il y a des choses que nous devons élucider avant que vous ne fassiez un pas de plus. J'ai pour origine le royaume d'Eras. Une faction neutre, certes, mais je ne sais à quoi m'attendre face à des habitants de l'empire de Takashi. Alors... si vous êtes d'ici, il se peut que nous soyons ennemis. Dans les autres cas... Nous ne le sommes pas. Mais quelque soit votre réponse... Sachez que je ne désire pas me battre. Pas parce que je sous-estime votre capacité au combat. Simplement... parce que je considère le combat comme dernière solution, et je ne pense pas que nous soyons arrivés à une telle extrémité. » encore une belle façon de penser: mais les paroles compensent-elles les actions? le vent me gêne. le vent m'aveugle et m'irrite négligemment les yeux. il vient d'Eras. il est neutre. pas de quoi m'inquiéter. « Blanc comme neige. » l'inconnu me regarde. détendre l'atmosphère; par où commencer? « Décidément il n'y a pas à dire: votre façon de raisonner m'intéresse en tout point. D'ailleurs je ne dois pas vous cacher que le combat n'est pas une pratique que j'idolâtre. Néanmoins, malgré la bonne volonté dont certains peuvent faire usage, la violence n'est pas éradiquée. marque une pause Je viens de l'Est et suis sous les réglementations de Némésis, soeur du dirigeant de ces terres. soupire Être neutre dans une guerre: c'est vraiment pas mal aussi. » sourire qui se veut conciliant. il n'est pas dans ma branche de lui montrer par a + b que Némésis est la dirigeante à assister. non. les gens font ce qu'ils veulent et comme je n'aime pas que l'on me fasse la morale ou que l'on me dicte des ordres, je prends garde de ne pas aller contre mes rudiments. j'ai pris cette décision après de nombreuses années de réflexion. j'étais certain de ce que je voulais faire plus tard. j'étais convaincu d'y arriver à force d'entrainements. et puis j'ai pu rencontrer celle à qui je jure actuellement fidélité. une occasion que je n'ai donc pas manquée. pour moi, elle est celle qui s'en prend plein la tête, qui subit, qui accuse le coup: est-ce que c'est humain tout ça? Takashi représente certainement autre chose qu'un 'ennemi' à ses yeux; étant son frère avant tout. étant fils unique, je ne peux me permettre des remarques déplacées. Bref.

Avancer vers lui et me placer à ses côtés: ce n'est pas l'envie qui me manque. Instaurons... un tout nouvel air. « Avec tout cela j'ai omis de me présenter. » hésiter sans montrer le moindre signe. « Leif. Tout le monde m'appelle Leif et comme dit précédemment je viens de l'Est. Quoi d'autre? » je lève le bras et pointe ma main dans sa direction, faisant gage d'une formule de politesse, une salutation dans toute sa splendeur. certes, ça ne fait pas très chevaleresque mais... il n'est pas censé savoir donc pas d'inquiétude. « Ah oui: je ne viens pas pour livrer bataille. Ne partons pas sur des bases houleuses et faisons donc en sorte de bien nous entendre, non? » faire abstraction à son caractère n'est pas facile mais pour moi c'est un peu comme un jeu. « Je suis prêt à me séparer de mon épée si vous n'avez toujours pas confiance. » enfin, il y a séparer et séparer. pas question de la jeter du haut de la colline, mais disons que s'il le faut je suis enclin à la poser sur terre le temps de cette discussion. toujours positionné de la même façon, j'appuie mon regard, espérant qu'il puisse en percevoir une infime partie. « Loin de moi l'envie de vous frustrer, mais vous parlez avec tant de sagesse qu'il m'est difficile d'y croire. Depuis ce matin je n'ai fait que croiser des gens peu recommandables et voilà que tout à coup; nous nous rencontrons. Un signe du destin? » l'air se fait plus froid encore, donnant un aspect dur à la scène. et dire que je tente d'être le plus commun et agréable possible... le temps ne joue pas en ma faveur. « De plus nous avons une caractéristique physique commune: rouges. Ridicule comme discussion pardonnez- moi, mais impossible pour moi de trouver mieux. » un air qui en dit long et une main qui vient se promener parmi les mèches rebelles, montrant parfaitement l'embarras du moment. « Vous. Comment vous nommez-vous? »

Répondra? Répondra pas?
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Abhad Silenthal

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MessageSujet: Re: ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)   Dim 26 Sep - 17:32

Le dialogue s'installait lentement mais sûrement entre les deux protagonistes. Pour Abhad, instaurer un climat de confiance était essentiel, afin qu'il puisse prendre ses repères. Sans que cela ne se voye forcément sur son visage, l'élu de la keyblade commençait à être surpassé par les évènements. Le passé ressurgit, le présent est intriguant si l'on en juge cette rencontre au milieu du territoire du Ganso à l'origine de cette guerre, et le futur semble se dessiner dans l'esprit d'Abhad alors qu'il contemple l'horizon. Tout en même temps... difficile à gérer. Pour le moment, Abhad devait laisser ses réflexions de côté, et espérer profiter de cette conversation pour avancer, reprendre tranquillement des couleurs. Même s'il venait de comprendre son fardeau, il lui était indispensable de faire une pause le temps de la conversation afin de bien redémarrer. Réinstaurer un équilibre dans son esprit était capital. C'est bien pour cela qu'il espèrait que cet homme qui s'approchait de lui détenait des intentions pacifiques. Cette hypothèse se confirmait à chacune des paroles et des actions de l'inconnu.

« Voilà une bien noble façon de deviser. Il est plaisant de constater que ces terres ne sont pas toutes dépourvues de bon sens. »

C'est ce que répondit cet homme lorsqu'Abhad décrivit, selon son sens, le symbole du coucher du soleil en ce pays désolé. Cette phrase fut accompagnée d'un petit rire amusé. De ce fait, était-ce une boutade sincère ou bien de l'ironie provenant de la bouche d'un ennemi ? N'en sachant rien sur le moment, Abhad demeurait méfiant. Il se contenta simplement de répondre d'une phrase sans animosité, quelque chose qu'il pensait vraiment :

" Quelque part... Si ce pays manque de personnes de bon sens... J'aurais préféré y naître. Takashi empêche son peuple d'avoir du bon sens par la censure qu'il instaure au sein de sa société. Mais si son peuple comptait parmi des gens sensés... Nous ne serions peut-être plus en guerre. Ou alors... Son pouvoir est si grand... Qu'ils n'en ont pas le choix. "

La liberté d'un peuple face à un tyran. L'impact des agissements des créateurs de ce monde sur ceux qu'ils dirigent, ce peuple qui est venu de lui-même, pensant se rendre dans un onirique Eldorado. Ce monde n'est pas différent des autres mondes, en vérité. Il subit lui aussi les erreurs de ses dirigeants. Le destin d'un monde ne saurait être confié à des personnes dont les ténèbres de leurs coeurs les influencent trop... Sous peine d'entraîner leur monde avec eux dans les abysses du néant. Pourtant, Abhad se souvient de rumeurs à leur sujet... Ils étaient autrefois sous l'autorité d'un maître aux pouvoirs inconmensurables mais à la sagesse inouïe. N'auraient-ils gardé de lui que la force ? Auraient-ils délaissé la sagesse par soif de pouvoir ? Ou alors cela ne concernait que Takashi...?

Que fallait-il faire pour qu'il change ? Pour que ce monde retrouve la paix, indispensable à Abhad afin qu'il puisse combattre les ténèbres de ce monde sans être entravé dans ses déplacements par ce conflit sans fin ?

Alors qu'Abhad, fidèle à lui-même, se replongeait dans une réflexion interminable, la voix de l'inconnu résonnant de nouveau dans ses oreilles le fit ressortir de sa torpeur.


" Un tombeau des âmes... Je suivrai vos conseils, n'ayez crainte. Entrer dans une demeure ainsi n'est pas dans mes principes. Vos dispositions seront les miennes. "

Alors qu'Abhad le mettait poliment en garde, ces paroles lui firent penser que l'inconnu n'avait pas d'intentions malsaines. La boutade de tout à l'heure n'était pas une mesquine ironie. Le caractère de cet homme était désormais perceptible... Mais était-ce la vérité qui sortait de ses lèvres, ou bien était-ce un jeu ? La méfiance d'Abhad persistait mais se dissipait peu à peu. Son ton de voix laissait soupçonner une certaine sincérité. Au moins, il allait écouter son conseil : Abhad en fut soulagé.

Décidément il n'y a pas à dire: votre façon de raisonner m'intéresse en tout point. D'ailleurs je ne dois pas vous cacher que le combat n'est pas une pratique que j'idolâtre. Néanmoins, malgré la bonne volonté dont certains peuvent faire usage, la violence n'est pas éradiquée. Je viens de l'Est et suis sous les réglementations de Némésis, soeur du dirigeant de ces terres. Être neutre dans une guerre: c'est vraiment pas mal aussi.

Des paroles qui confirmaient que cet homme ne souhaitait pas se battre. De plus, s'il était du côté de Némésis, il n'y avait décidément rien à craindre. Abhad laissait lentement retomber son bras le long de son corps pendant que l'inconnu parlait.
La dernière phrase prononcée par le jeune homme interloqua Abhad. Prenant, de son côté, plus d'assurance pour parler, se sentant désormais en sécurité, il lui répondit, toujours de la même voix :


" Eh bien... dans mon pays, certains estiment que notre dirigeant est un lâche, qui devrait s'en mêler pour que les choses bougent enfin... D'autres pensent qu'il a raison, notre pays connaitra la paix tant que nous resterons neutres... Pour ma part, mon opinion se traduit de la manière suivante : Les Gansos ont beau détenir des pouvoirs phénoménaux, ce conflit qui déchire leur union semble les dépasser. En vérité... L'avenir se joue sur la façon dont va se comporter leurs sujets. Oui... Je pense qu'il est de notre devoir de les aider, ne serait-ce qu'en reconnaissance de ce monde magnifique qu'ils ont bati pour nous. C'est sur mes actions, sur les vôtres, sur celles des personnes de cette ville qui se dresse à l'horizon devant nous, sur celles des personnes des autres villes... Tout repose sur nous, en vérité. J'en suis certain."

Abhad contemplait de nouveau la ville alors qu'il partageait avec le jeune homme son avis sur la question. De longues paroles, mais non dénuées de sens. L'élu de la keyblade n'était, pas habitude, peu friand en parole, mais il lui semblait nécessaire de faire comprendre à cet homme ce qu'il ressentait sur le statut du monde... Un tel sujet instaure irrémédiablement un climat social s'étendant au delà de la méfiance.

Ne montrant désormais plus aucun signe de méfiance, Abhad tourna de nouveau la tête en direction de son interlocuteur et le laissa se présenter.


" Avec tout cela j'ai omis de me présenter. Leif. Tout le monde m'appelle Leif et comme dit précédemment je viens de l'Est. Quoi d'autre? "

Fit-il , avant de tendre une main amicale vers Abhad. Ce dernier observait la main qui s'approchait de lui, puis, lorsqu'elle se figea, il leva son bras et serra la main de Leif de sa propre main, en signe de respect et de paix entre les deux hommes. Sa poigne, ferme mais modérée, laissait prédire qu'il acceptait désormais d'entretenir une relation amicale avec Leif. Il remit alors son bras le long de son corps, laissant finir son nouvel allié.

" Ah oui : je ne viens pas pour livrer bataille. Ne partons pas sur des bases houleuses et faisons donc en sorte de bien nous entendre, non ? "

A celà, Abhad hocha la tête et s'efforça de sourire en guise d'approbation. Sourire... cela faisait bien longtemps que son visage n'avait pas connu cette expression. Cette simple action lui était devenue difficile, semblait-il.

" Je suis prêt à me séparer de mon épée si vous n'avez toujours pas confiance. "
" Non, ce ne sera pas nécessaire. Je crois en votre bonne foi. "

Répondit Abhad, ajustant sa main devant lui et la faisant tanguer de droite à gauche à partir de son poignet, et hochant légèrement la tête de droite à gauche afin de souligner la négation, ceci afin de rassurer Leif en lui montrant qu'Abhad était désormais prêt à lui faire confiance. Semblant satisfait de cette réponse, Leif appuyait désormais son regard dans celui d'Abhad et reprit :

" Loin de moi l'envie de vous frustrer, mais vous parlez avec tant de sagesse qu'il m'est difficile d'y croire. Depuis ce matin je n'ai fait que croiser des gens peu recommandables et voilà que tout à coup; nous nous rencontrons. Un signe du destin? "

Abhad souria légèrement face à cette remarque, alors que le vent, de plus en plus froid, parcourait ses cheveux, les faisant tanguer telle une mer déchainée à son gré, et que le ciel, quant à lui, se faisait de plus en plus sombre, plongeant peu à peu les deux jeunes hommes dans la pénombre. Peu à peu, la seule source de Lumière provenait des lumières de la ville... ainsi que celle des lustres visible depuis les fenêtres du manoir. Abhad fermit les yeux et rétorqua :

" Ahh... Vous croyez, vous aussi, au destin ? Alors, sans doute, oui, cette rencontre n'est pas fortuite, surtout dans un tel endroit... Et à ce moment précis. Quant à ma sagesse... Il ne s'agit que de l'expérience de la vie et des souffrances qu'elle peut engendrer qui la nourrit. En somme... Je ne me considère pas comme un sage. Si j'ai bien appris quelque chose durant tout ce temps passé dans ce manoir... C'est que je ne sais pas grand chose. J'ai encore beaucoup à apprendre pour mériter un titre si glorieux. Mais de toute façon... Ce n'est plus mon intention. "

Sans vraiment le vouloir, Abhad continuait de faire le point à voix haute et révélait quelques bribes de son passé à travers ses paroles, lui qui, en temps normal, ne ferait jamais une chose pareille. D'ailleurs, il le remarqua, et, ce faisant, il se tut, préférant redonner la parole à Leif.

" De plus nous avons une caractéristique physique commune: des yeux rouges. Ridicule comme discussion pardonnez- moi, mais impossible pour moi de trouver mieux. "
" ... Rouges...? "

Abhad écarquilla les yeux. Etait-ce une plaisanterie ? Peut-être avait-il l'air fatigué, et Leif avait remarqué cette fatigue dans ses yeux ? Non... Il semblait bien parler de leur couleur...

Abhad voulait en avoir le coeur net. Il se tourna entièrement face au manoir et tendit sa main droite devant lui, la paume de la main vers l'avant, les doigts espacés. Soudain, de l'énergie noire émergea de la main de l'élu de la Keyblade, formant rapidement une sorte de plaque noire en face de lui, légèrement plus grande et large que lui. La plaque noire devint alors un miroir légèrement teinté en rouge, duquel naissaient quelques petites étoiles de lumière rouge, tombant lentement du miroir et se dissipant avant même de toucher le sol. ( Abhad utilise le sort Miroir Sombre )

Abhad observa d'abord sa main quelques instants. L'énergie qui venait de s'en dégager... sa couleur... sa nature... L'élu était surpris. Plus encore par la couleur du miroir magique qu'il venait d'invoquer...

Mais il fut abasourdi en observant son reflet dans le miroir.

Leif ne mentait pas. Ses yeux étaient devenus rouges. Et il avait tellement grandi...

De part cette nouvelle apparence, Abhad ne se reconnut pas. Tout simplement. C'était un autre Abhad qui se dressait face à lui... Cette vision était presque effrayante pour Abhad, qui restait figé quelques instants, jusqu'a ce que Leif lui demande :


" Vous. Comment vous nommez-vous? "

Abhad mit du temps à répondre... il semblait hésiter... Comme s'il ne savait plus qui il était. Il soupira avant de dissiper le miroir en claquant du doigt, et se tourna de nouveau vers Leif, relevant peu à peu son regard vers lui.

" Abhad... Abhad Silenthal.

Une profonde tristesse se ressentait dans son regard a mesure que ces yeux s'ouvraient de nouveau en direction de Leif. Mais avant qu'ils ne s'ouvrent totalement, il se retourna de nouveau et contempla de nouveau la cité, montrant désormais son visage nocturne. Quelques gouttes tombèrent sur le vêtement noir d'Abhad... et le tonerre grondait au loin, se rapprochant de plus en plus.

" Vous dîtes que vous avez eu de mauvaises rencontres avant la nôtre ? Vous venez directement de la ville ? Est-elle dangereuse ? En tout cas , nous devrions quitter ce manoir et chercher un endroit pour cette nuit. Malheureusement, je ne connais pas la région... Je ne vois que cette ville en solution. A moins que vous, vous ne la connaissiez mieux que moi ? J'imagine que si vous êtes ici alors que vous venez du territoire de Némésis, c'est que vous devez être en mission.

Abhad marquait des pauses entre chaque question, laissant le temps à Leif de répondre à chacune. Lorsqu'il eut terminé de poser ces quelques questions, il leva la tête et contemplait le ciel noir. Des gouttes d'eau inondaient peu à peu son visage et ses cheveux. Reprenant son calme, il attendait patiemment la réponse de Leif, observant le noir intense de la nuit et des nuages d'orage qui avançaient lentement. Des ténèbres devenues familières pour lui, à présent. Cette vision, contrairement au soleil du crépuscule, apaisait ses yeux.


Dernière édition par Abhad Silenthal le Mer 20 Oct - 11:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)   Lun 4 Oct - 16:18

Si son manque de confiance me fait toujours barrage, il me faudra trouver d'autres moyens, d'autres techniques pour le rassurer au maximum. Penser à lui parler calmement. Penser à faire passer le courant. Néanmoins une chose m'intrigue énormément: il est proche et loin en même temps. Son corps est ici, mais son âme est ailleurs, enfin plutôt devrais-je dire son esprit. Masquer les différentes émotions qui nous envahissent pour ne laisser place qu'à l'indifférence, la froideur. Parler ainsi d'un simple couché de soleil me fait bien rire dans le fond, mais qu'il ne se méprenne pas, tout cela part d'un bon fond. Voyant son air légèrement béat, je me permets une parole, quelques mots se voulant salvateurs. Les yeux à demi-clos, essayant le mieux possible de distinguer ses expressions malgré la faible clarté des lieux. « Vous vous sentez mal? » ce gloussement de tout à l'heure l'a perturbé. pas besoin d'être devin pour sentir que ça a un peu brisé cette barrière déjà difficilement constructible. Combien de fois faudra t-il que je lui répète que mes intentions ne sont pas mauvaises et que mes desseins sont bien plus bénéfiques? « Quelque part... Si ce pays manque de personnes de bon sens... J'aurais préféré y naître. Takashi empêche son peuple d'avoir du bon sens par la censure qu'il instaure au sein de sa société. Mais si son peuple comptait parmi des gens sensés... Nous ne serions peut-être plus en guerre. Ou alors... Son pouvoir est si grand... Qu'ils n'en ont pas le choix. » cette paix: que quelqu'un me pardonne d'encore vouloir y croire. bien que ses paroles ne contiennent à mon sens aucune réelle animosité, je sens un arrière goût de je-ne-sais-quoi qui dérange. où se trouve donc le problème? à l'entendre parler, il aurait préféré naître en ces terres... et serait donc pour la continuité de la guerre. soit c'est lui qui s'emmêle les pinceaux, soit c'est moi qui ne suis pas réveillé. certes les dirigeants tiennent un rôle important dans cette guerre, ils représentent même « l'élément perturbateur », mais est-ce vraiment une raison de tout leur mettre sur le dos? Némésis est contre la violence et je suppose que ses frères le sont également, au détriment de Takashi bien entendu qui sort totalement du lot de sagesse. ce tyran. cet être dénué de sens qui n'est bon qu'à faire souffrir sa soeur. cet imbécile égoïste au point de ne pas hésiter à sacrifier je ne sais combien de vies. à quoi joue t-il au final? il veut le pouvoir sur toutes les terres à en croire par les diverses sources mais... est-il bien au courant qu'à force de détruire, de laisser partir des hommes et femmes au combat: il ne lui restera bientôt plus personne. loin de moi l'envie de penser qu'il existe un 'vrai' bien, ou un 'vrai' mal... chacun possède sa part d'ombre mais lui, lui aurait le désavantage de gagner la palme d'or. un tel homme victime de son pouvoir ne devrait même pas exister. il fait pitié. pourtant vous savez, je sais que si une confrontation doit un jour avoir lieu entre Némésis et lui, rien ne se déroulera normalement: elle n'osera pas le tuer. autant que je connaisse la souveraine des terres de l'Est, il me semble que l'amour qu'elle porte à ses frères est bien plus fort que tout, et qu'elle tentera toujours de faire retrouver le droit chemin à son semblable.

Plongé dans ses pensées. Ce garçon est bien étrange. J'ai du mal à le décrypter, à me faire une idée précise sur ce à quoi il peut autant penser. Pourquoi mettre autant de temps à me répondre? Pourquoi semble t-il réfléchir à chacune de mes paroles? Encore un mystère à résoudre. Peut-être est-ce lié à ce passé dont il refuse de parler, ou peut-être que parler en prenant tellement de temps est dans ses habitudes; allez savoir. Une rencontre fort intéressante malgré tout et qui à mon grand étonnement, risque de ne pas se résumer à une seule approche: je le sens. Sûr que l'une des phrases peut paraître choquante, voire même totalement décalée face à la discussion; mais le principal est d'exprimer son propre point de vue sans craindre d'être abattu pas vrai? « Eh bien... dans mon pays, certains estiment que notre dirigeant est un lâche, qui devrait s'en mêler pour que les choses bougent enfin... D'autres pensent qu'il a raison, notre pays connaitra la paix tant que nous resterons neutres... Pour ma part, mon opinion se traduit de la manière suivante : Les Gansos ont beau détenir des pouvoirs phénoménaux, ce conflit qui déchire leur union semble les dépasser. En vérité... L'avenir se joue sur la façon dont va se comporter leurs sujets. Oui... Je pense qu'il est de notre devoir de les aider, ne serait-ce qu'en reconnaissance de ce monde magnifique qu'ils ont bati pour nous. C'est sur mes actions, sur les vôtres, sur celles des personnes de cette ville qui se dresse à l'horizon devant nous, sur celles des personnes des autres villes... Tout repose sur nous, en vérité. J'en suis certain. » tous oeuvrent dans la guerre. tous peuvent mourir au combat. une disparition est grave. une disparition marque le début d'un énième combat. dans la logique des choses: le peuple se doit de combattre ou se livrer à l'ennemi et mourir. l'offre la plus offrante? si la réponse ne doit venir que de moi, je vous réponds bien volontiers que donner la vie pour retrouver la paix est la meilleure des choses. n'y voyez surtout pas un acte de lâcheté non, juste une idée superflue qui ne cesse de me hanter. « C'est justement pour cette raison qu'il n'est pas bon d'agir parfois. Être neutre peut représenter une issue, un échappatoire. Cependant, appartenir à un groupe de résistants est compliqué: toujours aller dans le sens du chef, ne jamais aller à l'encontre de ses ordres, donner sa propre vie pour servir ses idéaux. Au final, on devient comme eux, à toujours vouloir faire couler le sang.. et il devient alors impossible de rester neutre; de se former sa propre perception des choses. Tout cela est peut-être bien confus mais en réalité la situation est tellement simple à comprendre. » une longue tirade qui s'accompagne d'un regard fuyant. nous sommes manipulables au plus haut point et la plupart ne s'en rendent même pas compte.

Rassuré. Sa main serre la mienne. En résulte le fait que nous pouvons enfin enlever ces barrières, nous reposer sur l'épaule de l'autre, et ne pas craindre d'attaque surprise. Facile de jouer. Un sourire qui se dessine sur ses lèvres et qui me fait chaud au coeur. Il est rare de nos jours, de par tous ces évènements de pouvoir contempler un être encore souriant. « Non, ce ne sera pas nécessaire. Je crois en votre bonne foi. » une bonne chose. il est amusant finalement. le fond de l'air qui se fait de plus en plus froid se moque et continue de nous donner des frissons, de nous handicaper la vision. « Ahh... Vous croyez, vous aussi, au destin ? Alors, sans doute, oui, cette rencontre n'est pas fortuite, surtout dans un tel endroit... Et à ce moment précis. Quant à ma sagesse... Il ne s'agit que de l'expérience de la vie et des souffrances qu'elle peut engendrer qui la nourrit. En somme... Je ne me considère pas comme un sage. Si j'ai bien appris quelque chose durant tout ce temps passé dans ce manoir... C'est que je ne sais pas grand chose. J'ai encore beaucoup à apprendre pour mériter un titre si glorieux. Mais de toute façon... Ce n'est plus mon intention. » croire au destin? mais qui peut prétendre ne pas y croire, vraiment? même moi qui suis un être vachement terre à terre, je ne me sens pas capable de ne pas y croire un peu. d'obscures circonstances qui s'éclairent et qui tracent un chemin. l'expérience de la vie. un énième sourire trouve refuge sur mes lèvres. combien de fois ais-je entendu ce « l'expérience de la vie et des souffrances qu'elle peut engendrer qui la nourrit. » et combien de fois en ais-je vu partir en dépression ensuite? attention, je ne prétends pas qu'il n'est pas bien dans sa tête mais... comment dire... il m'intrigue beaucoup trop. me plongeant à mon tour dans les plus profondes réflexions, je sursaute en l'entendant répondre à l'une des questions posées précédemment. « ... Rouges...? » y aurait-il un problème... particulier? « Oui c'est bien ce que je viens de- » le voyant tendre sa main vers l'avant, l'automatisme prend place et la mienne jusqu'à maintenant sereine se joint au pommeau de l'épée. mais à quoi joue ce gamin?!« Miroir. » mais qui est-il au final?! * Un magicien? * et puis il y a cette plaque noire légèrement teintée de rouge qui apparait, laissant naître son reflet. c'est l'étonnement qui le gagne, comme s'il se découvre pour la première fois depuis sa naissance. je n'ai pas peur, mais juste que je ne suis pas vraiment partisan des magiciens, ces derniers me dérangeant plus qu'autre chose. retourné sur mes gardes, je m'aventure à faire un pas en arrière, bien moins confiant que je ne l'étais jusqu'à présent. « Abhad... Abhad Silenthal. » il est fort. il est très fort. l'énergie qui émane de lui, ce sentiment de puissance non-contrôlée qui s'en échappe. un simple magicien pensez-vous? j'ai de réels doutes. ne plus savoir comment réagir est la pire des punitions. deuxième sursaut, accentué par son visage. « Vous dîtes que vous avez eu de mauvaises rencontres avant la nôtre ? » relâche l'épée, merde! « C'est exact. » « Vous venez directement de la ville ? » « En quelque sorte, oui. » regard qui se plisse. « Est-elle dangereuse ? » « Peu recommandable, c'est tout ce que je peux me permettre d'ajouter. » et cette foutue question qui me hante. « Qui êtes-vous... réellement? Mage? Sorcier? Magicien? » à peine le temps de finir ma question qu'il enchaîne déjà. « En tout cas , nous devrions quitter ce manoir et chercher un endroit pour cette nuit. Malheureusement, je ne connais pas la région... Je ne vois que cette ville en solution. A moins que vous, vous ne la connaissiez mieux que moi ? » c'est à mon tour de lui tourner le dos, baissant la tête par la même occasion et ajoutant plutôt sombrement « Nous n'avons pas de temps à perdre s'il faut trouver un abris, bien que rester sous la pluie ne me soit égal. » « J'imagine que si vous êtes ici alors que vous venez du territoire de Némésis, c'est que vous devez être en mission. » « Il y a de fortes chances oui. » ne rien ajouter de plus, se contenter de répondre au strict minimum. Hallucinant de voir comme cette nouvelle liaison parvient à jouer au yoyo. « Se balader sur ces hauteurs, en pleine nuit, sans visibilité possible: en voilà une idée suicidaire. A partir de maintenant avançons ensemble et restons sur nos gardes. » regard finalement complice vers lui, comme pour me rassurer moi-même. « Croisons tout de même les doigts pour ne pas faire de mauvaise rencontre, la situation pourrait vite tourner au désavantage pour nous. » la pluie vient nous bafouer le visage, sans oublier cet orage qui gronde au loin. se promener un peu trop prés du bord et jeter un rapide coup d'oeil vers ce qui attire notre attention. le vide. l'impression de vivre un enfer et déjà ces sueurs qui viennent goulûment glisser contre mes joues. détourner les yeux et ne plus y penser: c'est ce qu'il faut faire. ne rien montrer. ne surtout pas faire part de cet handicape. s'éloigner du bord et revenir sur le droit chemin, à partir de maintenant on arrête les âneries! marcher encore et toujours, se dire qu'un panneau finira bien par pointer le bout de son nez; mais dans cette obscurité ce n'est pas chose aisée. engager une discussion tout en marchant pour reprendre des forces -vraiment Leif, tu n'auras jamais autant parlé!- « Vous restez depuis longtemps dans cette demeure? » nous nous arrêtons. deux chemins qui se séparent sur une même et unique route. faut-il tourner vers la gauche ou à droite? d'autant plus que je ne me souviens pas vraiment être passé par ici en venant. regard en coin vers Abhad « Que vous dicte votre instinct? Êtes-vous pour prendre la gauche ou alors une petite préférence pour la droite? » pourquoi je ne le fais pas moi même? en voilà une excellente question!

Silencieux j'attends sa réponse, jusqu'à ce qu'un bruit attire mon attention. Ce n'est pas la pluie. Il n'y a que très peu de chance pour qu'il s'agisse d'un animal -même si nous ne sommes jamais à l'abris d'une surprise de taille!-« Vous avez entendu? » c'est instinctivement que je lui saisis le poignet pour le tirer vers moi, sentant quelque chose de mauvais en approche. l'embarras n'a pas lieu d'être, et de toute façon je ne sais pas comment se traduit cette émotion. sans bouger d'un doigt, je le garde tout contre moi et vais lui chuchoter à l'oreille, guettant toujours derrière son épaule le moindre mouvement « L'heure n'est pas au questionnement, mais entre vous et moi il me faut savoir clairement: avez-vous une arme de prédilection et si oui quelle est-elle? » histoire de savoir s'il est dans la capacité de se débrouiller seul au cas ou un ennemi viendrait à faire surface. * Mais qu'est-ce que tu attends pour sortir ton épée?! * * Je veux m'assurer qu'il puisse se défendre si jamais quelque chose venait à m'arriver! * * Mais bouge toi! * * Pas avant qu'il m'ait donné sa réponse! Et je ne bougerai pas de là s'il n'est pas lui-même armé! Je dois défendre les citoyens et non les pousser dans la gueule du loup! Lui servir de bouclier est dans mon devoir s'il ne peut se défendre! * rage quand tu nous tiens. entendant les bruits s'intensifier, je tiens alors mon interlocuteur d'une main et engage l'épée vers l'avant, prêt à en découdre. « Vous êtes intelligent Abhad et je vous serais reconnaissant de répondre au plus vite à ma question; il en va de notre survie. » voix calme malgré l'approche des choses. * Cesse tes raisonnements débiles! * une ombre qui se manifeste. est-il seul? sont-ils plusieurs?

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Abhad Silenthal

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MessageSujet: Re: ~°¤ Prologue : Eveil : La Rédemption Pourpre ¤°~ (Libre)   Mer 20 Oct - 10:37


En guise de volonté de faire connaissance avec l'autre, les deux hommes se testèrent en conversant sur un sujet épineux mais relatif à leur présence ici, et à leur rencontre : le débat sur l'importance des pays neutres dans le conflit. Abhad écoutait poliment les propos de Leif, analysant son opinion sur la question, alors que lui-même venait de donner le sien.

« C'est justement pour cette raison qu'il n'est pas bon d'agir parfois. Être neutre peut représenter une issue, un échappatoire. Cependant, appartenir à un groupe de résistants est compliqué: toujours aller dans le sens du chef, ne jamais aller à l'encontre de ses ordres, donner sa propre vie pour servir ses idéaux. Au final, on devient comme eux, à toujours vouloir faire couler le sang.. et il devient alors impossible de rester neutre; de se former sa propre perception des choses. Tout cela est peut-être bien confus mais en réalité la situation est tellement simple à comprendre. »

Alors que le vent, de plus en plus froid, balayait les longs cheveux d'Abhad, ces derniers laissaient alors entrevoir des sourcils légèrement fronçés au cours de quelques passages de mèche, sur les côtés de son visage. En effet, il n'était pas tout à fait d'accord. Certes, il était étrange de débattre de cela dans un tel endroit, à un moment pareil, et surtout dans une situation comme celle-ci, qui était très intense pour Abhad, mais il fallait que porteur de keyblade manifeste oralement son désacord, ne serait-ce que pour que Leif cerne mieux sa manière de penser, et qu'il le cerne mieux tout court. Abhad ne prenait aucun plaisir à cacher ses sentiments, sa réalité... mais il n'en prenait aucun à les montrer non plus, surtout auprès de quelqu'un qu'il ne connaissait que trop peu encore.

" Hmm... personnellement, je ne pense pas qu'être neutre signifie être tranquille dans ce conflit, et en profiter pour fuir ce dernier. Ce n'est en aucun cas une issue, un échappatoire... Mais plutôt une occasion d'agir plus efficacement. Je pense que les Gansos des deux pays neutres ont pris conscience d'une chose... C'est que si Takashi parvenait à ses fins et qu'il s'emparerait du territoire de Nemesis... Il ne s'arrêterait pas là. C'est déja une folie que de faire la guerre à un territoire qui est sensé être l'allié du sien. Son ambition est démesurée. Sîtot qu'il en aura fini avec un territoire, il s'en prendra à un autre, jusqu'a ce que ce monde soit à sa merci. Alors, l'objectif des Gansos neutres, et de leur peuple... C'est de convaincre les deux camps de cesser cette guerre inutile qui met en jeu un nombre incalculable de vies. Le pays de Nemesis et de Takashi sont aveuglés par l'effort de guerre. Les pays neutres ont l'avantage de la lucidité, de l'analyse de la situation et de la diplomatie encore possible entre chaque pays. Si nous choisissions de fuir, nous commettrions une grave erreur. Non, notre rôle ne se tient pas là... Nous représentons plutôt une chance supplémentaire au retour de la paix. "

Marquant alors une courte pause, il tourna alors son visage vers Leif, reprenant un faciès normal, avant de reprendre :

" D'ailleurs... je constate que j'ai failli à cette mission à cet instant. Je n'ai montré envers vous que de la méfiance, oubliant que je suis porteur de la diplomatie de mon pays. Veuillez me pardonner. "

Cessant là la discution, Abhad découvrit ensuite sa nouvelle apparence à travers le reflet de son sort, dont la nature avait également changé. Il n'était plus le même qu'avant, c'était désormais une certitude. Son coeur balançait désormais entre Lumière et Ténèbres. Alors que le porteur de keyblade dissipa son sort et qu'il tourna de nouveau son regard vers Leif, il remarqua la stupeur du chevalier, et sa main portée sur le fourreau de son épée. Il agita alors ses mains de droite à gauche, faisant tourner ses poignets, lui montrant qu'il ne fallait pas avoir peur. Alors que la méfiance devrait s'essouffler entre eux, elle s'amplifiait, au contraire, chaque fois que l'un découvrait quelque chose sur l'autre. Apparament, le sort d'Abhad venait d'effrayer Leif. Evidemment, le porteur de keyblade aurait du le prévenir avant de lancer son sort. Il reconnut là son erreur. Pour tenter de renouer le dialogue, Abhad posa à Leif toute une série de questions, auxquelles il répondit, non sans changement de voix et de comportement. Ses réponses étaient désormais brèves et peu précises. Il se méfiait à nouveau. C'est comme si tous les efforts effectués jusque là s'étaient effondrés en une fraction de seconde à cause d'un geste maladroit. Vraiment... Cette guerre alliénait les esprits.

Toutefois, Leif fit un nouvel effort et se montra de nouveau coopératif, parlant " d'avancer ensemble " . Abhad émit un léger soupir de soulagement. Heureusement, son sort n'était pas le plus extraordinaire... et donc, la faute n'était pas gravissime. Alors que la pluie se mêlait désormais au vent, que les vêtements ainsi que les cheveux d'Abhad s'humidifiaient et que son visage était battu par les gouttes d'eau, Leif le conviait désormais à partir de cet endroit lugubre. Suite à cette invitation, Abhad jeta un dernier coup d'oeil au manoir... avant d'hocher la tête en direction de Leif, et enfin, de le suivre.


Alors qu'ils descendirent la colline et s'éloignèrent du manoir, Abhad contempla le ciel pendant qu'il marchait, distinguant les nuages noirs à travers les épais feuillages des arbres, ainsi que les éclairs d'orage qui s'approchaient de plus en plus, de même que le tonnerre qui les accompagne. Abhad perçut quelque chose de malsain dans ce ciel de ténèbres. Il eut alors l'impression que cette terre, la terre de Takashi, était vraiment maudite. Le ciel lui-même pleurait la désolation apportée par la haine de Takashi sur son pays. Ce ciel sombre était la personnification de son coeur. Un coeur abandonné dans l'obscurité, écarté de sa lanterne qui lui permettrait de se guider. Un orage de haine accompagné d'une pluie de tristesse.


" Vous restez depuis longtemps dans cette demeure ? "

L'interpellation de Leif l'extirpa de ses réflexions. Il cessa alors de contempler le ciel et focalisa de nouveau son attention sur Leif, alors qu'ils continuaient de marcher... et de s'enfoncer dans le bois lugubre.

" Pour vous répondre le plus correctement possible... J'ignore combien de temps je suis resté ici. Tout ce que je sais... C'est que cette période fut longue. Je vous ai dit tout à l'heure qu'il s'agirait de plusieurs années... Mais je n'en sais trop rien. De toute manière, ça n'a pas vraiment d'importance. L'essentiel est d'avancer. "

C'est pour la sécurité de Leif qu'Abhad n'en dit pas plus. Il ne devait pas être au courant de tout ce qui était arrivé au manoir... et au porteur de keyblade lui-même, pour son propre bien. Ce monde connaissait déja un conflit bien trop important pour que sa population soit affolée par une nouvelle menace...

Ils arrivèrent alors à un carrefour, ou deux chemins s'ouvrirent à eux. Il fallait évidement en choisir un. Mais lequel ? Leif se tourna vers Abhad et lui demanda son avis. Il avait raison, l'instinct était de mise. Mais il y avait aussi une autre solution : les souvenirs d'Abhad. Mais ces derniers n'étaient plus que des bribes. Difficile de s'y fier lorsque ces souvenirs sont incomplets. Abhad ferma les yeux et se concentra afin de se souvenir. Autrefois, le maître de ses parents l'avait emmené jusqu'au manoir : ils avaient donc forcément emprunté ce chemin. C'est en se souvenant de l'aller qu'il parviendrait à trouver le chemin du retour.

C'est alors qu'un bruit étrange se fit entendre. Un son qui sortait de l'ordinaire, que l'on n'a pas l'habitude d'entendre dans la nature. Les deux hommes s'arrêtèrent net, ne laissant plus que le silence troublé par la pluie tombant au sol, sur leur vêtements et sur la végétation ambiante. Abhad, troublé dans sa réflexion, rouvrit les yeux et scrutait les alentours.


" Vous avez entendu ? "

Et comment... et en plus de ça, Abhad connaissait parfaitement ce bruit, si bien qu'il ne lui fallut que quelques instants pour s'en souvenir. Il comprit alors le danger qui les guettait, tapis dans l'ombre. Alors que Leif lui aggripa le bras pour le tirer vers lui, Abhad se mit dos à lui, de sorte que chacun observe son côté et protège les arrières de l'autre. Un classique, lorsque l'on est encerclés. Car effectivement... Abhad était certain qu'ils l'étaient.

°° Depuis tout ce temps... J'en avais oublié ce fardeau. Ils reviennent sans doute me chercher... °° , songea le porteur de la keyblade.

" L'heure n'est pas au questionnement, mais entre vous et moi il me faut savoir clairement: avez-vous une arme de prédilection et si oui quelle est-elle ? Vous êtes intelligent Abhad et je vous serais reconnaissant de répondre au plus vite à ma question; il en va de notre survie. "

Souriant à ces mots, Abhad tendit son bras droit devant lui. Des éclairs rouges et noirs parcoururent son bras avant de tous se concentrer en un point : la paume de sa main ouverte. Les éclairs prirent alors la forme d'un manche d'épée, puis d'une épée toute entière... En forme de clé. Abhad venait d'invoquer sa keyblade.



" Ne vous en faites pas pour moi. Je saurais les repousser. En revanche, je dois vous informer de la nature de nos ennemis... On les nomme les Sans-coeur. Autrefois des êtres humains... qui ont perdu leur coeur. Ce ne sont plus que des ombres qui traquent le coeur des autres. Nous sommes donc leur proies. A nous d'inverser la balance. Vous semblez savoir vous débrouiller au combat à l'arme blanche... Cela va vous servir. Occupez-vous du côté situé en face de vous, je me charge du mien. N'ayez pas peur, vous y parviendrez. Il suffit de se concentrer et de frapper au bon moment. J'assurerais vos arrières et vous assurerez les miennes. Nous allons y arriver. "


Estimant que Leif avait bien enregistré le contenu du message, Abhad se focalisa sur son côté et se mit en garde, keyblade en avant.


Les ombres apparurent alors... entourant les deux guerriers. De petites créatures noires aux yeux jaunes scintillants qui émetttaient de petits bruits.


Abhad les observait, chacune tour à tour, guettant le moindre faux pas de ces dernières pour riposter. Les ombres ne cessaient de bouger, mais ne faisaient qu'observer les deux guerriers qu'ils encerclaient pour le moment. Soudain, une des ombres se jeta corps et âme sur Leif, d'un saut puissant et rapide qui en aurait surpris plus d'un.

Abhad, du coin de l'oeil, aperçut ce sans-coeur se jeter à une vitesse folle sur Leif. Celui-ci n'aurait probablement pas le temps de l'esquiver... D'un geste aussi vif que la course de l'ombre, Abhad claqua du doigt. Un éclair rouge et noir venant du ciel plongea sur l'ombre alors qu'elle était encore dans les airs, le désintégrant à l'impact. (Abhad vient d'utiliser le sort Foudre Noire)


" Bonne chance pour la suite ! "

Abhad n'eut pas le temps de lançer autre chose à Leif que cet encouragement. Son action avait déclenché la mêlée. Les ombres se jetaient sur lui, désormais. Abhad se mit en garde, le regard bien en face de lui, fixant ses nouvelles cibles. D'un mouvement souple du poignet, il pourfendit les Sans-coeur qui sautèrent sur lui d'un coup horizontal de sa keyblade. Il se focalisa alors au sol, ou les autres ombres avaient décidé d'attaquer, et se jeta à son tour sur eux, le tout dans une vitesse folle. D'un mouvement large du bras, il trancha un sans-coeur en deux horizontalement, puis il fit tournoyer sa keyblade dans sa main, plaçant son bras derrière lui, pour découper le sans-coeur qui voulait l'attaquer par derrière. Dans l'élan pour remettre son bras dans le bon sens, il donna un nouveau coup sur un sans-coeur qui l'attaquait sur sa droite. Les ombres étaient nombreuses et défilaient tour à tour, chacune tentant sa chance contre Abhad. Chaque fois qu'il en vainquait une, elle éclatait en mille morceaux d'ombre, et de leurs entrailles surgissaient un coeur entouré d'une faible lueur rose qui s'envolait dans les airs et qui disparaissait rapidement. Plusieurs sans-coeurs sautèrent des arbres aux alentours pour attaquer le porteur de keyblade d'au dessus. Abhad leva son bras et fit tournoyer sa keyblade dans sa main, découpant ses adversaires en utilisant son arme comme une hélice. Souhaitant se démarquer de son allié, pour lui laisser un champ d'action plus large, Abhad courut droit devant lui, attirant les sans coeurs vers lui. Tout en courant, il planta alors sa keyblade dans le sol, prit appui sur elle pour réaliser un soleil, sa main fermement cramponée à son arme. Pendant son saut, la tête en bas, il aperçut tous les sans coeur se jeter sur lui. Alors, de son autre main, il les désigna avant qu'une boule de feu rouge et noire, naissant de la paume de sa main, fut lancée sur eux. Les sans-coeurs furent irrémédiablement brûlés vifs. (Abhad vient d'utiliser le sort Brasier Noir). Abhad se réceptionna alors de l'autre côté de sa keyblade et la décoinça du sol, la tenant désormais à l'envers. Profitant d'un court moment de répit, il lança un regard vers Leif pour savoir s'il s'en tirait, de son côté...

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