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 Rêver, c'est s'envoler avec ses petites ailes ◊ Mistral Hardamix

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Lullaby Meister

~ Shinrabanshounien en herbe ~
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MessageSujet: Rêver, c'est s'envoler avec ses petites ailes ◊ Mistral Hardamix   Sam 23 Oct - 14:16

    oo1. Rêver, c'est s'envoler avec ses petites ailes »

    La prairie est tellement belle. Toutes ces fleurs sont magnifiques. Les animaux circulent librement, ne redoutant apparemment pas la présence d'un prédateur. C'est tout en délicatesse que j'entre dans cette mer d'herbes, laissant mes cheveux voler derrière moi. Le matin est le moment de la journée que je préfère. Se promener paisiblement, loin des soucis et du quotidien. Se sentir enfin revivre et croire de nouveau à un avenir sans faille. Le sourire. Oh oui, si seulement vous saviez comme je suis heureuse là, maintenant. Pas de guerre. Pas de corps calcinés. Pas de feu. Pas de danger. Juste le soleil qui pointe lentement le bout de son nez et moi. Je sais parfaitement que je ne suis pas seule, mais laissez moi cette illusion, juste quelques minutes seulement. Verdoyante. Aucun nuage à l'horizon. Fermer les yeux et s'imaginer au paradis. Que dis-je: je suis au paradis! Douce mélodie me revient en tête. Une mélodie qui depuis toutes ces années, m'aide à tenir face à l'absence de ce frère disparu. Main sur le coeur. Fermer les yeux et se laisser bercer par la brise matinale. Il est humain de faire appel à sa mémoire, de se remémorer quelques moments passés. Mais il est également humain de sentir une certaine mélancolie nous prendre lorsque l'on repense au bon vieux temps. Et si j'avais été une petite fille plus calme, plus attentive. Et si j'avais été plus douce encore avec lui? Malheureusement, malgré toutes les lamentations je n'y peux plus rien. Faire le deuil c'est bien beau, mais les souvenirs ne disparaissent jamais. Seule depuis quelques mois, il me faut dorénavant me débrouiller seule. Impossible de compter sur quelqu'un d'autre. Intolérable de baisser ma garde. Avec le temps je finirai bien par m'y faire, il n'y a pas de raison. Tout en écoutant les sifflements du vent qui frôle la verdure, je reprends la route, bien décidée à me détendre. Actuellement sous forme humaine, je n'ai pas à craindre d'attaque, ou du moins pas pour le moment. Mes amis. Mes alliés. Où sont-ils donc tous passés? Chaque jour je prie pour eux. Je prie pour que rien de mauvais ne vienne les perturber. Pourtant, cette guerre imminente me lasse perplexe. A quoi bon choisir un camp puisque je ne me sens pas utile? A quoi bon choisir un camp si je ne connais pas les motivations des dirigeants? Imaginons qu'au final, la situation se retourne et que le tyran de l'histoire ne soit plus Takashi, mais bien l'un des autres Ganso. Le manque de confiance. Une fine larme vient perturber ce visage autrefois paisible. Au final: pourquoi le destin s'acharne t-il contre moi? Moi qui suis si pieuse, si respectueuse envers les autres. Magnifiques coquelicots. Retrouvant brusquement le sourire, je m'abaisse pour observer la petite fleur. Rien n'est comparable à la nature. Parler sans avoir peur de voir ses secrets dénoncés. Parler à une plante sans avoir de regret. « Toi aussi tu es toute seule. Livrée à toi même face à l'adversité. Tu sais petite fleur... il me manque terriblement. Et puis personne n'est là avec moi alors... alors je me rattrape en faisant mine de m'amuser... toute seule. » un sourire amer voire même triste. et là vitalité ma chère Lullaby? où est passée cette joie de vivre qui t'est si singulière par habitude? il suffit d'un papillon. un insecte aux multiples couleurs qui vient se poser sur mon épaule. « Bonjour toi. » il paraît que toucher un papillon lui enlève ses couleurs. ne pas prendre le risque de lui ôter la vie -cette dernière n'étant déjà pas supérieure à une journée. amusée et totalement absorbée par la petite bestiole, je le regarde s'envoler. voler. comment se sent-on? y a t-il des contraintes, des restrictions? prise dans mon délire, je me redresse et commence à lui courir après, ne faisant que très peu attention à l'endroit où se posent mes pieds. repenser à ce tout premier papillon. m'amuser avec lui.

    « Dis! Dis grand frère! Est-ce qu'un jour on pourra voler nous aussi? » son sourire niais et cette incroyable habitude qu'il a de ne pas répondre, comme si lui même ignore la réponse. « Grand frère? » son regard qui se tourne vers moi, vide. « Quelque chose... ne va pas? » « Lullaby. Regarde. » sa main qui se tend vers l'avant pour me désigner... un incroyable papillon. ne résistant pas à l'appel, je lui cours après les mains levées vers le ciel, espérant attraper cette petite bête si adorable. sept ans. sept ans et voilà ce que je suis.
    ou plutôt ce que j'étais.


    Il fait bon vivre. En fermant les yeux, il vous sera même possible de distinguer des choses invisibles à l'oeil nu. Le chant des oiseaux. Ces jolies fleurs qui dansent au rythme du zéphyr. Ces pétales enchanteresses qui entament un somptueux ballet dans les airs. Presque inconsciemment, je ferme les yeux,allonge le bras et envisage d'en attraper une. Le ciel n'a plus de limite lorsque cette sensation de flottement s'empare de notre corps. Emporté par le vent. Le respect du va et vient des cheveux ne peut être transgressé. De toute façon, quoique l'on fasse, une mèche rebelle parvient toujours à nous échapper d'une manière ou d'une autre -aussi tordue soit-elle. Et puis il y a ces insectes qui aisément grimpent sur vous, ne se souciant que très peu de savoir si votre corps appartient ou non au reste du cadre naturel. Les coccinelles. Les papillons. Dommage que leur vie ne soit si courte car au final, ils ajoutent une touche de clarté à ce tableau non-civilisé. D'ailleurs, ce paysage me rappelle étrangement le décor d'un conte, mais le titre m'échappe à l'heure qu'il est. Il ne manquerait plus qu'une table posée au milieu, de petites décorations disposées dessus, des gens qui valsent à n'en plus finir... une idylle féérique.
    Oui, ces douces rêveries. Courir comme une folle dans les hautes herbes tout en riant. « Je vais t'attraper! Je vais t'attraper! » vous aussi vous me croyez lorsque je vous dis que je vais l'avoir? une vraie gamine. sauter pour éviter de se casser la figure. sauter pour mettre la main sur ce nouvel ami. « Attends. Attends moi! » lui implorer de m'attendre et me rendre compte que... qu'il fait demi tour pour se poser une nouvelle fois sur moi. Joyeuse et patiente, je le laisse tranquillement se poser sur mon doigt -serais-je donc un perchoir en vérité?- éclater de rire sans en connaître la véritable raison: si, je m'amuse pardi! Faire demi-tour et se remettre à courir, gardant le papillon sur le bout de l'index. « Papillon. Papillon. Papillon. » quelle louve étrange! ne pas prêter attention au monde qui m'entoure, totalement embrumée dans ce rêve aux milles couleurs. c'est si beau, si pur, si amusant. pauvre idiote que tu es. à qui pourrais-tu bien faire peur? même un singe pourrait venir à bout de toi en ce moment même. deviens une adulte et affronte les vrais dangers à la fin! pense que pourchasser un insecte ne t'aidera pas à avancer dans ta quête! on arrête les âneries et on reprend tout depuis le début et point! ah non non! je m'éclate un peu et APRES on passe aux choses sérieuses. entendre un bruit mais ne pas s'arrêter. deuxième bruit. toujours pas. s'arrêter enfin et sentir un frisson me parcourir le corps. « Il y a quelqu'un? » n'ayant pas d'arme sur moi, il m'est impossible de physiquement me défendre. après il reste certes les pouvoirs mais... mais vous rendez-vous compte des dégâts que cela pourrait faire? et si je ne contrôle pas et que tout dérape? non! pas question de faire appel à ce maudit don! sur le coup de la méfiance, je tourne sur moi-même, imaginant déjà les pires scénarios d'une prise en traitre. c'est dans ces moments là que l'on aimerait être épaulé, ou au moins être deux. comme je regrette de m'être lancée dans cette aventure en solitaire, loin de mes véritables amis. les rayons du soleil se perdent dans le champ et éclairent ma route. personne ne répond. « Montrez-vous. Mes intentions sont pacifiques, je ne désire pas me battre. » bien montrer que l'on ne veut pas de combat, que finalement ce n'est qu'une simple promenade. redouter tout de même cette chose qui semble m'observer. se transformer en louve est la première solution ou bien... attendre.

    Sous le signe de la prudence, je reprends une légère marche, très lentement. Est-ce que quelque chose va me sauter dessus? STOP Lullaby cesse tout de suite de penser au pire et imagine toi... imagine toi ce soir en train de dormir! Oui voilà c'est ça: en train de dormir.


Dernière édition par Lullaby Meister le Dim 24 Oct - 16:31, édité 1 fois
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Mistral Hardamix

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MessageSujet: Re: Rêver, c'est s'envoler avec ses petites ailes ◊ Mistral Hardamix   Dim 24 Oct - 16:11

[Je ne peux qu'admirer et féliciter ton style d'écriture *o*]

C'était une petite balade à l'air frais, que je faisais. Et pourtant, je restais stressé comme pas possible. Normalement, le gazouillement des oiseaux, la légère brise qui soufflait et la condition météorologique devrait faire que je puisse me sentir bien. Je ne savais pas du tout d'où vient cette soudaine sensation. C'est sans doute à cause de cette endroit peut-être trop accueillant à mon goût. Quel idée aussi de vouloir m'installer où la paix et l'harmonie cohabite dans tout sens. Ce qui serait mieux, serait d'aller dans un endroit où il y aurait des meurtres à gogos. Mais bon, j'avais choisi cette endroit parce que le Ganso qui dirigeait ce territoire était une femme. NON! Je ne suis pas sexiste, ni raciste. C'est juste que je préfère avoir en face de moi une femme qu'un homme. Les femmes sont plus raffinés pour certaines choses... Pas les hommes.

Je restais assis, à regarder comme un idiot le ciel bleu. Le soleil m'éblouissait, me montrant des tâches de différentes couleurs si je le regardais trop. Quel ennuie! Je voyais des silhouettes d'oiseaux dans le ciel. Je me levais, soudainement, puis partit de ma place. Maintenant, on pouvais savoir où j'étais exactement, l'herbe s'étaient couché sous mon poids. Je récupérai une fleur au passage et la regarda précisément. Je la fixais et soudainement, les pétales commençait à faner, petit à petit.
Et c'est là qu'on remarque que la vie est comme une rose: Ça bourgeonne, ça fleurit, ça fane. Et si on l'arrache, on la condamne à souffrir. D'où vient mon rôle. J'"arrache" les vies comme un champs de rose rouge comme le sang. Je lâcha la fleur et je partis un peu plus loin.

Je continuais à marcher, sous le craquement de mes pas. J'avais mes mains dans les poches de mon pantalon. Je sifflais quelque chose, mais je ne me souvenais plus ce que c'était. Plus je marchais, plus je me sentais serein. Soudain... Je vous ai vu. Vous courez après un papillon, comme un enfant éveillé par la nature. Mais vous étiez juste focalisées par ce petit être volant. Je soupirai. Mon Dieu! Heureusement que je n'ai pas de mauvaises intentions. Je marchais lentement vers vous, pour ne pas vous effrayer. Et puis, vous vous retournez soudain dans tout les sens. Ah... Vous avez sans doute compris que je suis là.

« Il y a quelqu'un? »

Ça, c'est de la question. Je continuai à avancer, puis vous disiez.

« Montrez-vous. Mes intentions sont pacifiques, je ne désire pas me battre. »

Je m'arrêtais soudainement, les bras qui subissait l'effet de la gravité et en entrouvrant ma bouche. Bon... Je ne vais rien dire mais là, si j'étais un assassin, cela ne l'arrêterai pas. Je me ressaisissais et continua à marcher en levant la main. Je lançais un banal:

"Hey!"

C'était juste pour que vous me repèreriez. Cette demoiselle... Plus j'avançai et plus je vous reconnaissais. Ah mais oui!

"Lullaby! Comment ça va?"

Je gardais la cadence de pas, tout en traçant un sourire peu accueillant sur mes lèvres.
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Lullaby Meister

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MessageSujet: Re: Rêver, c'est s'envoler avec ses petites ailes ◊ Mistral Hardamix   Dim 24 Oct - 23:31

    « Dès qu'un sentiment s'exagère, la faculté de raisonner disparaît. »

    Cette torpeur qui prend possession de notre corps lorsque nos sens sont en alerte. Ce souffle qui se fait plus fort au fil de l'attente. Moi, petite proie. Toi, Grand Méchant Loup. C'est le monde à l'envers, je vous dis. Sentir les battements de mon coeur qui s'accélèrent. Sentir la peur m'envahir. Et puis il y a cette voix qui s'élève dans les airs et me fait sursauter. « Hey! » oh mon dieu! oh mon dieu! d'où pro-provient cette voix? stressée je me retourne pour tomber face à... Mistral?! respirer calmement. allez, ce n'est que lui, je n'ai donc pas à m'en faire. un soupir de surprise lorsque lentement il s'approche, ce sourire qui lui est si familier sur les lèvres. être perturbant ça peut arriver à tout le monde, mais sur le coup l'enfant de la mort me fait frissonner. « Lullaby! Comment ça va? » garder son self-control et ne rien laisser paraître. avoir peur. ne pas avoir peur. avoir peur. affronter sa peur. « M-Mistral! » joie. un sourire et tout passe. bien qu'il soit à présent l'un de mes amis, ce jeune homme aura toujours eu le mérite de me ficher la chair de poule. son tempérament. sa façon d'être. sa voix. tout n'est que crainte chez lui. pourtant, aussi bizarre que cela puisse paraître, je me suis jurée de lui faire retrouver le droit chemin. pas question de décrocher avant même d'avoir réessayé! le pauvre doit certainement me trouver idiote là, comme ça, totalement perdue au milieu du champ de coquelicots. « Je vais heu... bien. Oui voilà: je vais parfaitement bien merci, et toi? » ne pas trop savoir quoi dire et ne cesser de le fixer. je déteste être dans ce genre de situation. Il va vraiment finir par se demander s'il ne me manque pas une case, si je ne suis pas folle. à ce moment même, je voudrais être sous terre, loin de ce regard qui m'interroge tant. quelle idiote. En principe j'évite de m'allier avec des personnes qui ne partagent pas mes idéaux ou du moins qui représentent tout mon contraire, mais Mistral c'est... une toute autre histoire. malgré ses airs de grand méchant, il n'en reste pas moins amical (avec moi du moins, après je ne sais pas pour vous). enfant de la Mort. mais que vient-il faire ici, en plein milieu d'une assemblée florale? la surprise peut se lire dans mes yeux. pour bien faire et ne pas accentuer le malaise, mon regard dévie. « Je ne m'attendais pas à te voir ici, autant dire que ne pas dire que j'ai eu peur. ne pas dire que j'ai eu peur. ne pas dire que j'ai eu peur. ne pas dire que j'ai eu peur. … tu m'as prise au dépourvu. » en revenir à lui et toujours afficher cet air enfantin accompagné d'un sourire angélique. « Je ne t'ai pas vu arriver. Tu es ici depuis longtemps? » est-ce qu'il m'a vu tout à l'heure en train de courir après le papillon? sous cette question, je sens mes joues se teinter d'un délicat rose. encore gênée, je laisse mon index jouer avec l'une de mes mèches rebelles. que pourrais-je encore lui dire, lui demander? parler de choses gaies avec lui n'est pas vraiment facile et je ne vois pas non plus ce qui pourrait mieux convenir à la situation actuelle. « Heureuse de te revoir. Vraiment. Depuis combien de temps ne nous sommes nous pas revus déjà? Enfin peu importe... te voilà. » il faut aussi dire que je ne traine pas beaucoup dans le coin, ces derniers temps. pourquoi? tout simplement parce que j'ai entendu dire que des braconniers pratiquent la chasse ces derniers jours. voyez un peu par vous même: je ne sais plus raisonner sous forme humaine! si seulement j'étais un peu moins bête -ce qui est loin d'être facile, croyez-moi-... « Comment se fait-il que je te trouve ici alors que tu n'aimes pas tout ce qui vie? » la source de vie: moi. mes yeux s'ouvrent brusquement. et si vraiment c'est ça? s'il est présent en ces lieux juste pour m'exécuter? oh mon dieu! pardonnez moi de jurer, mais j'en suis toute retournée. pas encore de preuve que je me mets déjà dans des états pas possibles, interprétant ses mouvements à l'envers. quand il bouge un bras: est-ce qu'il va sortir une arme? s'il a le malheur de s'avancer vers moi: mais que va -il m'arriver? et je ne vous parle même pas de quand il plonge ses pupilles dans les miennes: je serais bien incapable de te stopper si tu te mettais en tête de me tuer. céder à la panique et me métamorphoser en louve: mais je ne suis pas lâche. non. non. il ne me fera rien. cette question me tourne en dérision, me déchire et me hante. pourquoi avoir tant de doutes envers lui alors... alors que jusqu'à maintenant il m'a fait preuve de sa bonne foi? son regard y est pour quelque chose. il me tétanise. il me fige. il m'hante. hallucinant de voir comme mon imagination peut me faire dire comme sornettes; comme elle me porte préjudice. trouver quelque chose. trouver quelque chose pour apaiser l'atmosphère. trouver quelque chose pour apaiser l'atmosphère et me changer les idées. lui cueillir une fleur! semblant me calmer de ces frayeurs, je m'abaisse pour chercher une fleur en proie à me convenir.« Celle-ci fera l'affaire! » de l'enthousiasme. un peu trop même.

    Lui cueillir une fleur et en faire un objet fantaisiste. Sans même lui laisser le temps de protester ou quoique ce soit d'autre, je lui saisis le bras et le force à s'abaisser, histoire de pouvoir placer la divine fleur au creux de son oreille. Afin d'être certaine que cette dernière ne puisse pas glisser en cours de route, je prends bien soin de l'attacher délicatement à une petite mèche qui traine. Opération suicidaire vous pensez? Je ne le connais pas assez, donc impossible d'affirmer une telle chose. Espérons simplement que je ne fasse rien de travers. Son regard aura beau se faire menaçant. Son regard pourra même me transpercer de part et d'autre... cette fleur ne quittera pas sa chevelure! « Un peu de couleur ne fait jamais de mal et puis de toute façon je trouve que tu es bien mieux comme ça. » désolée de ne pas y aller avec des pincettes mon petit Mistral, mais je te préfère souriant et sans arrières pensées. n'y voyez pas un signe de culot, non (d'ailleurs j'ai une sainte horreur de ces personnes qui ne pensent qu'à elles et qui ne réfléchissent pas avant de balancer leurs ordres) hm mission suivante: essayer de le rendre plus 'sociable'. ne nous voilons pas la face: ce jeune homme n'est certainement pas le premier que nous irions voir si par mégarde nous venions à nous perdre. pourtant... pourtant vous savez il est plutôt sympathique lorsqu'il le désire. son pouvoir et sa nature le dépassent voilà tout. une véritable petite fille qui cherche à redonner le sourire à un être qui lui est cher. délicatement je lâche son bras et approche mes mains de son visage, étirant brusquement ses joues de chaque côté. ses lèvres forment maintenant comme un sourire. un sourire non voulu mais qui -malgré tout ce qu'il pourra trouver à redire- lui va à ravir. ne me contrôlant plus, je laisse échapper un rire non retenu. c'est touchant. c'est étrange. c'est bête, mais tellement franc jeu. « Beaucoup plus mignon avec ce sourire » amusette comme pas possible. comment puis-je être aussi familière avec un homme que je ne connais que depuis quelques semaines à peine? mon caractère me fait parfois faire des choses bizarres. le pauvre quand même. il ne demande rien et voilà que je l'assomme avec mes bons principes et mon indiscutable phobie "des-gens-pas-souriants". Mistral ne le fait pas exprès, ce n'est pas volontaire. juste un trait de caractère qu'il va me falloir bien vite éradiquer avant de commencer sa réorientation mentale. par-là j'entends bien sûr lui faire trouver la bonne voie. un souvenir me fait alors encore plus sourire. un souvenir qui reste malgré le fait qu'il ne soit pas plus important que cela. « Lullaby: es-tu bien certaine de ne pas être un ange? » l'un de mes compagnons de voyage qui m'avait po-... que la mélancolie ne me regagne pas, par pitié! et si je lâchais un peu ses joues p- SES JOUES! SES JOUES A LUI! à force de le pincer comme je le fais il va finir par garder des traces éternelles de ma présence. Lullaby! Lullaby! Lullaby! ne penses-tu pas qu'il serait temps d'arrêter tes âneries?! desserrer ma prise, enfin. « Ohlàlàlàlàlààààà, pardon pardon pardon! » être confuse à n'en plus savoir compter. j'enchaîne boulette sur boulette, c'est hallucinant. agiter les bras d'avant en arrière, de gauche à droite; signe d'une profonde nécessité de se sentir pardonnée. « Jesuisuneidiotejesuisuneidiotejesuisuneidiote, pardonpardonpardonpardonn. » plus crétine tu meurs. voilà que je n'ose plus le regarder, à cause de cette fichue stupidité! non que dis-je: à cause de moi. que va t-il se passer maintenant? va t-il se décider à se faire violence face à cet assaut improvisé? les enfants de la Mort. ne jamais les provoquer: ah bah oui... là on peut dire que j'ai vraiment atteint le sommet.

    La petite phrase de trop, certainement due au gêne: « Si-si la fleur ne te con-vient pas il... il y en a des blan-blanches là-bas...! Ou au-ssi des jaunes plus à l'Ouest! Ou des or-anges à quelques mè-tres de l-là. » faites qu'il ne soit pas en colère par pitié; faites qu'il ne soit pas en colère!« Regarde, les papillons sont déjà heureux de voir que tu... as une fleur dans les cheveux. » STOP!

    Spoiler:
     
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MessageSujet: Re: Rêver, c'est s'envoler avec ses petites ailes ◊ Mistral Hardamix   

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Rêver, c'est s'envoler avec ses petites ailes ◊ Mistral Hardamix

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