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 The Heady Feeling of Freedom ~Wonsul

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Leif Oswald

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MessageSujet: The Heady Feeling of Freedom ~Wonsul   Mar 5 Oct - 14:23

oo2. the heady feeling of freedom - « la liberté est essentielle à la vie, quoiqu'en pensent les dirigeants. »

« Liberté. Un mot agréablement sensible à l'oreille. Un mot qui fait rêver lorsque l'on se trouve entravé. Certains ne savent pas la chance qu'ils ont. D'autres préfèrent ignorer et se foutent totalement de ces gens prisonniers. Avoir des ailes. Partir une seconde fois. Prendre un nouveau départ et enfin pouvoir voir le monde: ça, c'est la liberté! Qui peut vous blâmer de chanter à longueur de journée? De passer un temps impressionnant à cueillir des fleurs? Vous faites ce que vous voulez, personne ne devrait pouvoir vous sanctionner. N'en déplaise à Takashi, ce dirigeant sans foi ni loi qui applique sa dure politique. N'en déplaise à ce tyran corrompu par le pouvoir et pourtant sincèrement aimé des siens. » ♠
Somnoler et rêver d'un autre été. « Allongé sous un arbre aux larges feuilles, tu t'es laissé entrainer par ce traitre de sommeil. Tes cheveux, bercés par la douce brise qui s'installe, ne semblent aucunement venir troubler ce repos, ce moment de récupération. Fidèle à toi même, tu ne laisses rien au hasard. Mains gantées le long du corps. Confortablement installé. Il m'arrive par moment de regretter mon état. De regretter de n'être qu'une ombre. Toi, jeune Leif, plein de vitalité et de bons principes. Moi, juste une ombre qui s'amuse de propriétaire en propriétaire, à la recherche de cet être qui pourrait me supporter. Je sais que nous ne nous entendons pas très bien, mais un jour viendra tu verras: nous ne formerons plus qu'un. » « Je peux savoir ce que tu mijotes encore, l'ombre? » c'est toujours allongé sur l'herbe fraiche du matin que je parle, calmement. « ... et plus rien ne pourra nous séparer car- Nyaaaaaa! Mais depuis quand es-tu réveillé? » « Depuis que je t'entends geindre comme une chèvre. Tu parles tellement fort qu'il m'est tout bonnement impossible de fermer l'oeil. » silence « Ta nouvelle profession se trouve être poète? » « Non. Tu n'y es pas du tout. » « Pourrais-je donc connaître la raison de cet enthousiasme qui ne t'est pas si propice par habitude? » « Le soleil. Je ne peux pas apparaître où je le souhaite, donc à défaut de m'effacer je préfère essayer de te pourrir l'existence. » je garde toujours cette position initiale, fixant inlassablement le ciel. sourire égayé sur les lèvres. « Bien essayé mais ça ne prend pas avec moi. » et une petite imitation genre ombre-à-son-papa-qui-trouve-pas-d'excuse « Toi, jeune Leif, plein de vitalité et de bons principes. Moi, juste une ombre qui s'amuse de propriétaire en propriétaire, à la recherche de cet être qui pourrait me supporter. Et hm... quelle était la suite déjà? » pauvre petite amusette. comment ne pas se retrouver enchanté et moqueur dans une affaire pareille? « Cesse de te jouer de moi. » recommencer sur des boutades et rire comme pas permis. « De bonne humeur aujourd'hui ou alors tu t'es fait piquer par l'une-de-ces-bestioles-dont-on-ne-retient-que-très-difficilement le-nom? » « Sache pour ta gouverne, que je suis toujours de bonne humeur. » s'envoyer des périphrases et autres sous-entendus à n'en plus pouvoir: l'entraînement quotidien du matin.

Une heure est passée et me voilà debout, au beau milieu d'une assemblée de hautes-herbes. Le soleil se décide enfin à pointer le bout de son nez, faisant naître de timides rayons lumineux. Il fait bon vivre. En fermant les yeux, il vous sera même possible de distinguer des choses invisibles à l'oeil nu. Le chant des oiseaux. Ces jolies fleurs qui dansent au rythme du zéphyr. Ces pétales enchanteresses qui entament un somptueux ballet dans les airs. Presque inconsciemment, je ferme les yeux,allonge le bras et envisage d'en attraper une. Le ciel n'a plus de limite lorsque cette sensation de flottement s'empare de notre corps. Emporté par le vent. Le respect du va et vient des cheveux ne peut être transgressé. De toute façon, quoique l'on fasse, une mèche rebelle parvient toujours à nous échapper d'une manière ou d'une autre -aussi tordue soit-elle. Et puis il y a ces insectes qui aisément grimpent sur vous, ne se souciant que très peu de savoir si votre corps appartient ou non au reste du cadre naturel. Les coccinelles. Les papillons. Dommage que leur vie ne soit si courte car au final, ils ajoutent une touche de clarté à ce tableau non-civilisé. D'ailleurs, ce paysage me rappelle étrangement le décor d'un conte, mais le titre m'échappe à l'heure qu'il est. Il ne manquerait plus qu'une table posée au milieu, de petites décorations disposées dessus, des gens qui valsent à n'en plus finir... une idylle féérique. « J'ai du mal à te comprendre parfois. Tu prétends être en permanence sur tes gardes, mais arrivé là tu te laisses immerger comme pas deux par une telle vision. » « Fais-moi plaisir: arrête de dire de telles âneries. » regard à gauche, à droite. personne sans les parages. pourrais-je me permettre de répéter quelques mouvements à l'épée? allons-y. sortir l'arme blanche de son étui et sentir sa puissance nous envahir, prendre possession de notre esprit. Contrairement à ce que peuvent penser les plus nobles de ces terres, être chevalier n'est pas une mince affaire. Que ne faut-il pas entendre par moment. Non nous ne léchons pas les bottes des Ganso. Non, nous ne nous amusons pas à livrer bataille sans réfléchir aux conséquences -ouvrez les yeux et faîtes donc sortir cette idée reçue -ce stéréotype- de votre tête, tous les combattants ne sont pas écervelés-. « Tu ne m'as jamais dit comment tu t'appelais. » laisser libre cours à sa confiance et fermer les yeux pour mieux se mouvoir, reprendre ce qui nous est dû. « Leif. » « Tu prends mon prénom. Tu prends mon identité. Tu prends tout ce qui m'est cher enfin de compte. Que te faut-il encore: Ma vie? » silence. Une autre heure s'écoule et nous laisse entrevoir un soleil plus éclatant encore. mais ce n'est pas pour autant que j'arrête de me rabâcher les gestes, m'appliquant tout particulièrement.

Un haussement d'épaules qui se rebelle et fait dévier l'épée sur le côté, m'apposant une cible. * Mais bordel Leif, fais attention! * non étonné de ce réflexe mais troublé de par ces pensées, j'ouvre alors les yeux pour tomber nez-à-nez avec... mais comment ce fait-il que je ne l'ai pas entendu venir? La pointe de l'épée se trouve adroitement braquée devant le cou du stratège. hébété, je plonge mon regard dans le sien. « Veuillez m'excuser, une seconde d'égarement. » parler calmement est la clef de tous les mots. devant de telles circonstances, je ne peux qu'être confus. savez-vous qu'un geste comme celui-ci peut coûter très cher? dans un air de désolation, j'abaisse ma garde et porte la main devant moi, lui indiquant un "bonjour."« Il n'est pas bien prudent de me prendre par surprise. Déjà ça a tendance à me mettre de très mauvaise humeur et de plus... ça n'en reste pas moins imprudent. » cette apparition semblable à celle d'un fantôme. même l'ombre ne semble rien avoir remarqué auparavant. peut-être étions-nous trop concentrés -ou au contraire trop dissipés- pour sentir une nouvelle venue? allez Leif, un petit sourire pour briser la glace et instaurer une autre atmosphère! « Mais cependant, rencontrer le stratège de sa Majesté est toujours un honneur. »

C'est délicatement que je range l'épée dans le fourreau, prenant garde de ne pas l'abîmer au passage.
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Wonsul Sai Munsu

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MessageSujet: Re: The Heady Feeling of Freedom ~Wonsul   Dim 31 Oct - 21:25



    « Tu m’es précieux Sai »


    Les mots de Némésis résonnent encore dans ma tête à l’heure actuelle. Je les ressasse, avide, loin de me soucier de l’attitude absurde dont je faisais preuve. Je la savais malade et ces mots m’avaient perturbé sur le coup. Comme s’il s’agissait de mots d’adieux, hors je savais qu’il lui restait encore quelques semaines avant que sa maladie n’aggrave sérieusement son état. Depuis le début des premiers symptômes de son horrible maladie, je ne cesse de m’inquiéter pour cette fleur fragile. Elle qui arbore de plus en plus ce masque de tristesse qui flétrit la lumière rayonnante de son visage à mesure que ses organes se fanent sous l’expansion des maux. J’éprouve de plus en plus du mal à ravaler mon inquiétude en sa présence, et elle le sait. Tout comme avec son bras droit, Leif, elle sait qu’elle peut se reposer sur mes épaules, se relâcher sans craindre d’être surprise par l’ennemie où d’être assaillie par la craindre d’être foudroyée de questions. Je me souviens de sa dernière nuit où, comme une ombre, je m’étais faufilée dans sa chambre pour veiller sur elle, un moment durant, un long instant, voir son corps s’agiter de spasmes et être impuissant. Ses nuits n’étaient plus que des douleurs poignantes où le sommeil réparateur avait déserté son âme et je m’en voulais de ne pouvoir apporter ne serait-ce qu’un peu d’apaisement à ses tourments. Elle qui m’avait sortit des ténèbres où je m’étais embourbé dès ma naissance, cette ange qui m’a arraché à l’obscurité pour me donner un premier aperçu de la beauté que pouvait procurer la lumière. Et moi, alors que s’était-elle qui se retrouvait dans une situation problématique, je ne pouvais pas l’aider en retour, si ce n’est que de lui offrir mon appui, mon soutien absolu.

    Mes pas m’amenèrent jusqu’à la prairie verdoyante alors que je marchais depuis le petit matin dans le territoire. L’air y était doux et sucré, tout ce que j’aime. C’est un endroit où j’avais l’habitude de me rendre, pour méditer, réfléchir à des stratégies, des choix à prendre. Choix douloureux bien souvent. Un beau soleil rayonnait dans un ciel d’azur et je me pris à contempler un parade d’oiseaux qui glissaient au grès du vent au-dessus des arbres. Ce même vent qui soulevait ma longue écharpe, s’infiltrant dans mes vêtements afin de les bomber, fouetter ma longue crinière d’ébène. J’aime tellement la nature. Elle m’apporte l’apaisement nécessaire et adoucit les traits durs de mon visage. Puis soudain, mes sens détectèrent une présence, ma nature vampirique me permit de renifler l’odeur délicieuse d’une personne qui ne m’était pas aussi inconnue que cela. Une seconde après avoir découvert l’identité de la personne qui se trouvait non loin de là, je me retrouvais à un mètre de la personne, toujours la mine neutre. Je ne réagis même pas lorsque ce dernier esquiva un mouvement d’attaque en pointant son épée vers moi, sur la défensive, avant d’abaisser sa garde après avoir reconnu la personne qui lui faisait face. Leif, bras droit de sa majesté, d’une droiture extrême, ombre que j’admire. Il me salue après avoir souligné mon imprudence. Un mince sourire, un regard amusé avant que l’imperméabilité reprenne possession de moi. « Et moi donc, sa majesté se repose au château, la réunion de cette après midi a été annulé, j’ai pu m’accorder une petite promenade » Je le regarde, lui qui était aussi fidèle que moi à Némésis. « Et bien Leif, je vois que notre lieu de prédilection est assez commun… »Je m’accroupis sur le parterre d’herbe, effleure quelques fleurs d’une main gracile. « Quelles nouvelles du Territoire Nord sinon ? Les sbires à notre compte devraient vous avoir fait un rapport la veille si je me souviens bien… » J’en cueille une, presque hypnotisé. « Takashi…s’il apprenait l’état de santé de notre majesté, je crains le pire... »
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Leif Oswald

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MessageSujet: Re: The Heady Feeling of Freedom ~Wonsul   Lun 1 Nov - 0:36

« trouverons-nous donc un jour le parfait équilibre? »

La nature s'agite autour de nous « Et moi donc, sa majesté se repose au château, la réunion de cette après midi a été annulée, j’ai pu m’accorder une petite promenade » regarder le ciel tout en prêtant une oreille attentive à ses dires. ne rien lui répondre. « Et bien Leif, je vois que notre lieu de prédilection est assez commun… » c'est sans vraiment m'en rendre compte que je laisse filtrer un fin sourire. « C'est un endroit calme et assez isolé, il aurait donc été étonnant de ne pas m'y trouver. » pour le moment tout va bien, la discussion suit son cours. enfin vous savez, je n'ai jamais eu de problème avec Sai. à mes yeux -et ce malgré cette méfiance qui s'accroît d'année en année – est l'un des plus protecteurs envers Némésis et pour cela, je lui suis véritablement reconnaissant. la plupart du temps ou lorsque je suis en mission, il me pèse de savoir la souveraine en proie à tous les dangers imaginables. impossible de partir la tête tranquille. impossible de se dire qu'elle est entre de bonnes mains. non. j'ai toujours cette fichue phase d'hésitation. et puis il y a sa maladie aussi. Foutue maladie qui promet de tout ravager. « Quelles nouvelles du Territoire Nord sinon ? Les sbires à notre compte devraient vous avoir fait un rapport la veille si je me souviens bien… » surprise qui se peint sur le visage. enfin non, pas vraiment mais... mais un petit quelque chose me perturbe. « Diverses attaques ont été signalées au niveau de la frontière, cependant rien de bien conséquent. Par moment je me demande même si ces 'sbires' font correctement leur travail. » un soupir d'exaspération, comme une vague qui se casse contre un rocher. « Si vous voulez mon avis, cette équipe ne me dit rien qui vaille. » le regarder plus sérieusement que jamais et aggraver mes traits en l'entendant parler de « Takashi…s’il apprenait l’état de santé de notre majesté, je crains le pire... » son état de santé. l'ombre à mes côtés sent que cette histoire me tracasse, m'irrite tout particulièrement. ajouter sur une expression qui se veut la plus neutre possible. « Mieux vaut pour nous et pour sa Majesté qu'il n'en sache rien. » je m'abaisse à mon tour, saisissant entre temps l'une des fleurs présente sur le parterre. « Assurons-nous qu'aucune information sur sa santé ne filtre en dehors du territoire. » machinalement, je promène un doigt sur les pétales. hésiter à poser la question et finalement s'y résoudre. « Veillez-vous constamment sur... Sa Majesté? » assez étrange comme question, mais je veux au moins m'assurer que d'autres personnes y accordent de l'importance. les conseils de guerre. les armes. les morts. les vivants. les mourants. Stop. Ne nous voilons pas la face: il n'y a rien de pire que de savoir la Ganso malade. combien de temps lui reste t-il à vivre? combien de temps pourrons-nous profiter de sa présence? mon coeur déjà bien chamboulé se serre sous ces pensées. arrêtons maintenant. passer pour un minable ne renforcerait pas mon image, pas question de la ternir aujourd'hui.

« A noter également que sa Majesté n'a pas encore jugé bon d'en parler à ses frères. Je suppose qu'elle vous a parlé de ce dilemme, non? » inutile de lui accorder un regard, il me prendrait pour une personne que je ne suis pas. comme tu es ridicule mon pauvre Leif à toujours te faire des films comme ça. « Il ne faudrait pas que par mégarde tu parles trop vite. » « Effectivement mieux vaudrait pour moi ne pas parler sans réfléchir. » un coup d'oeil sur Sai. a t-il entendu l'ombre me parler? peu importe à vrai dire. revenir sur cet éternel sujet qui nous hante. « Notre souveraine s'affaiblit de jour en jour. Plus le temps passe et plus je redoute le lendemain. » redouter le lendemain. si cette parole n'est pas dure, si seulement tout pouvait changer comme ça, en un seul claquement de doigt. malheureusement rien n'est droit, tout part de travers et ne nous laisse entrevoir que très peu de possibilités pour un glorieux avenir. un chemin semé d'embûches. Parler pour ne rien dire. * Ouais et si tu arrêtais un peu de t'embrouiller l'esprit? * * Non mais tu vas arrêter oui?! * * Mais cesse de tourner autour du peau! * un espoir peu naître de cette désolation. « Nous trouverons une solution pour conjurer cette maladie! » bras levé vers l'avant, poing levé en signe de révolution, d'envie de combattre: j'ai pensé à voix haute. voyons voyons Leif, que se passe t-il donc? trop d'enthousiasme mon cher. me rendant compte de cette évasion, je baisse alors rapidement la main, faisant passer ça pour un geste d'agacement -débarrassons nous d'une mouche par exemple.- « Incroyable de voir comme ces bestioles pullulent dans le coin depuis quelques temps. » cessons d'être imbécile, cela ne nous servira à rien. soupir. Ajuster le col de ma chemise, parce que je n'ai rien d'autre à faire. « Vous me disiez que la réunion a été annulée: en connaissez-vous les causes? » tout ce qui touche à elle. tout ce qui se rapporte à elle m'intrigue. des pupilles qui se fixent sur un ciel clair. comment et pourquoi Dieu a t-il commis le sacrilège de donner naissance à des humains aux yeux rouges? comment a t-il -aussi étrange soit-il- osé rendre les rayons du soleil aussi lumineux?! c'est un scandale! une abomination! c'est... c'est... nul de penser comme ça. oui, c'est perceptible. une ultime question, comme un murmure qui m'échappe. « Pensez-vous qu'il soit égoïste de ma part... de lui demander de continuer à sourire? » d'un air lasse je baisse les yeux et les laisse lentement remonter jusqu'au visage de mon interlocuteur. pour un type qui n'est habituellement pas bavard, autant dire que je fais de petites merveilles en ce moment. si certaines paroles peuvent paraître fausses, si elles peuvent même parfois choquer: je m'en excuse. Sai a ma totale confiance, mon estime la plus profonde. oui oui, c'est vrai que ça peut surprendre, mais il est la deuxième personne sur laquelle j'aime à penser de façon positive. si certains peuvent me juger comme un homme sans coeur, sans scrupule, je n'en reste pas moins humain.

« Loin de moi l'envie de passer du coq à l'âne, mais pour en revenir au rapport: la situation n'est pas très claire. Je dirais même qu'elle ne l'est pas du tout. Des attaques. Oui des attaques et toujours des attaques mais... mais je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce petit quelque chose qui me perturbe depuis le dernier rapport. » laisser mes doigts rejoindre la garde de l'épée. des infiltrés? non je ne pense pas. des touristes qui ne font pas leur travail dans ce cas? hm non plus. alors quoi?
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Wonsul Sai Munsu

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MessageSujet: Re: The Heady Feeling of Freedom ~Wonsul   Dim 21 Nov - 13:02

    Un vent invisible se leva à l’Ouest pour venir souffler avec vigueur dans la prairie verdoyante, venir souffler quelques fleurs, leur arracher des pétales pour les égarer aux quatre vents, éparpiller les longs cheveux des deux fidèles de la noble dame du territoire, tout cela dans un cri doux et strident. Une lumière ambrée se répand jusqu’à moi, me procure suave sensation de bien-être alors que j’écoute d’une oreille attentive les dires du chevalier servant d’une maîtresse commune. Un détail sembla tracasser Leif au sujet. On n’est jamais à l’abri du danger. Toujours être à l’affût, c’est ma règle d’or. Nous en vînmes à aboutir sur un sujet épineux, qui relevait maintes questions et inquiétait bien des esprits dans le territoire : la santé de la Ganso. « Mieux vaut pour nous et pour sa Majesté qu'il n'en sache rien. Assurons-nous qu'aucune information sur sa santé ne filtre en dehors du territoire. » J’acquiesce d’un lent hochement de tête, toujours les yeux rivés vers les arbres qui encerclaient la vaste prairie, l’air songeur. Une pause de silence fini par s’installer, mais je ressens l’hésitation combler l’ombre qui est présente à mes côtés. Que lui arrive-t-il ? Hésiterait-il à peser le pour ou le contre d’une question qui le turlupine ? « Veillez-vous constamment sur... Sa Majesté? » Ah…c’est donc ça…Mon regard reste toujours accroché au paysage, mais j’en vins à redresser ma stature, sans toutefois me remettre debout. Humer l’air pur des lieux, se laisser aller au grès des sensations nouvelles, puis réfléchir sur la question posée. « C’est mon devoir de veiller sur dame Némésis...Je suis son bouclier tant que possible, et son épée en cas de besoin » Etre d’apparence si fragile, j’avais souvent tendance à oublier combien Némésis était une redoutable mage. Peut-être est-ce du à son sexe. Une femme, d’apparence déjà fragile, à la beauté quasi divine, exprime une telle sensibilité que j’ai quelques fois du mal à me dire qu’il s’agit bien là d’une Ganso. Pourtant, elle arrive à contrer Takashi, c’est bien la preuve qu’elle possède une puissance inimaginable. Sinon, peut-être que je me fais du remords à cause de sa maladie, et que j’ai tendance à sous-estimer ses capacités dernièrement ? Je ne sais à quoi m’en remettre.

    « A noter également que sa Majesté n'a pas encore jugé bon d'en parler à ses frères. Je suppose qu'elle vous a parlé de ce dilemme, non? » Oui, elle m’en a parlé, mais hier soir, noble Némésis s’est décidé à se rendre chez noble Grhun pour enfin lui avouer la vérité. Peut-être n’en a-t-elle encore rien dit à Leif, mais elle me l’a explicitement dit, dans des termes très claires, avant qu’elle ne s’assoupisse de sommeil sur son oreiller. J’ai, une fois de plus, veillée sur elle la nuit, comme le peut être l’ombre d’une personne. « Oui, mais elle compte partir ce soir pour se rendre au château de Ludwein » Toute seule ? Non, je l’accompagnerai durant le voyage, pour finir par la laisser seule auprès de son cher frère. La laisser partir seule ? Jamais, quelle honte ce serait pour nous, ses fidèles protecteurs, ses boucliers, ses ombres ! En parlant d’ombre, j’entends une deuxième voix, presque un murmure, qui ne correspond pas à la voix de Leif, résonner dans mes tympans. « Effectivement mieux vaudrait pour moi ne pas parler sans réfléchir. » Ces paroles ne me sont pas adressées…je sais pertinemment à qui elles le sont et ne décide de ne faire aucun commentaire là-dessus, toujours absorbée dans la contemplation de l’horizon bleu. « Notre souveraine s'affaiblit de jour en jour. Plus le temps passe et plus je redoute le lendemain. » Ce sujet m’inquiète tout autant que pour Leif. J’en viens à me demander combien de temps reste-il à vivre pour notre bien aimée souveraine. « Elle ne souhaite pas se plier au seul remède connu pour l’instant, c’est son choix » C’est son choix, mais personne ne veut la perdre, y compris moi. Je connais la nature du remède qui la guérirait, après qu’elle m’en ai parlé un soir du mois précédent, et je la comprends…mais cela ne veut pas pour autant dire que j’accepte son choix. Je le comprends, mais l’accepter…c’est autre chose. « Nous trouverons une solution pour conjurer cette maladie! » Leif me surpris par son attitude si expressive, lui qui restait d’ordinaire si renfermé à toutes émotions. Je lui jette un regard mi surpris, mi fasciné. « Incroyable de voir comme ces bestioles pullulent dans le coin depuis quelques temps. » Un rire, je ne puis l’étouffer…c’est plus fort que moi. Ce changement brusque de sujet m’a d’abord éberlué, avant de provoquer en moi ce brin d’enthousiasme. Vite reprendre de sa contenance ! « Vous me disiez que la réunion a été annulée: en connaissez-vous les causes? » Un air grave revient peindre mon visage. La cause, oui, je la connaissais, et elle n’avait rien de professionnelle. Une cause personnelle, une cause douloureuse et poignante. « Oui » Faible murmure, voix presque brisée. Je plonge mon regard pourpre dans le sien, tout aussi rougeoyant. « Sa maladie… » Deux mots, simples, mais significatifs que Leif n’aurait aucun mal à comprendre. Némésis avait une nouvelle fois du céder face aux tumultes saignantes provoquées par sa maladie. « Elle dort à cet instant…Shéhérazade veille sur elle » Servante fidèle au grand cœur qui avait la capacité de transmettre des messages télépathiques à n’importe quelle personne, malgré la longue distance. C’est ainsi que je suis parti le cœur léger, sachant que la belle domestique m’informerait du moindre problème, si tenté qu’il y en a un. « Shéhérazade m’a appris que les draps de notre souveraine sont imbibés par davantage de sang chaque semaine qui passe. Elle le dissimule aux autres domestiques, mais n’a pu s’empêcher de me faire part de ses inquiétudes. Je crains qu’il ne faille agir rapidement, chercher la cause d’une telle maladie» Ça ne pouvait pas être une coïncidence si ‘le flétrissement des roses’ avait atteinte une aussi belle rose argentée que Némésis. « Je persiste à croire qu’il s’agisse d’un complot… » Mais de qui ? Aaa, telle est la question. « Pensez-vous qu'il soit égoïste de ma part... de lui demandé de continuer à sourire? » Sa question me surprit assez, mais je réussis à dissimuler cet étonnement derrière un masque de douceur neutre. Le sourire de Némésis…il commence à me manquer à moi aussi, mais devons nous la contraindre, la forcer à sourire comme autrefois. Ce ne serait qu’un vaste égoïsme menant à une hypocrisie sans nom. « Je ne saurais vous le dire… » Ma main vient masser l’une de mes tempes. « Peut-être….ça restera toujours de la contraindre à une chose qui lui est devenu difficile »


    « Loin de moi l'envie de passer du coq à l'âne, mais pour en revenir au rapport: la situation n'est pas très claire. Je dirais même qu'elle ne l'est pas du tout. Des attaques. Oui des attaques et toujours des attaques mais... mais je n'arrive pas à mettre le doigt sur ce petit quelque chose qui me perturbe depuis le dernier rapport. » Je finis par me relever, le regarder dans les yeux, puis soupirer. Oui, à moi aussi toutes ces attaques me perturbent. Je n’arrive pas à en trouver l’origine. Oh, bien sûr, ça ne peut-être que Takashi, mais que mijote t’il donc ? « Leurs attaques devient de plus en plus rusées, malignes et malléables…comme s’ils étaient à l’avance au courant de nos projets d’attaques…je pressens que quelques âmes viles et mauvaises se sont infiltrées dans nos rangs » Mais qui ? Et comment les piéger pour qu’ils se livrent à nous ? « Même si ça paraît peu vraisemblable… » Mais il n’y a que cette possibilité qui me vient à l’esprit. « Ca reste la seule option envisageable » Je remarque son geste furtif, cette glissade vers le pommeau de son épée. « Pendant que dame Némésis profitera d’une soirée chez son frère, je tenterai de dénicher des informations dans les rues d’Esperanto…c’est là que les rumeurs circulent et peut-être trouverais-je quelque chose d’intéressant, de révélateur »
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